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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 05:00

"Le mois des papillons" d'Ariella Kornmehl m'a été prêté par mon amie Cathycat du blog "La new cathzette"

 

Informations pratiques : paru en juin 2010 aux Editions Actes Sud. 217 pages

La 4ème de couverture :

Joni, la narratrice de ce roman, est médecin. Après un grave traumatisme affectif, elle quitte l’Europe et choisit l’Afrique du Sud pour s’éloigner à jamais des siens. Là, elle trouve un poste aux urgences d’un hôpital de Johannesburg et s’installe dans une villa à l’extérieur de la ville. Dès son arrivée dans cette maison, Zanele, une femme zouloue, s’impose auprès d’elle en tant que gouvernante. Ainsi, dans ce pays où les haines raciales sont encore d’une extrême violence, les deux femmes apprennent à vivre ensemble. Curieuses l’une de l’autre, elles partagent une véritable intimité, une complicité qui cesse néanmoins dès qu’elles quittent la maison, car sous le regard des autres Zanele ne connaît plus Joni.
Entre ses services à l’hôpital, face aux plus dures réalités de la société sud-africaine, les risques qu’elle court au volant de sa voiture et ses longues nuits d’insomnie, Joni mesure sa solitude.
Pourtant, avec Zanele et ses enfants, elle a parfois l’illusion de former une étrange famille et, l’espace d’un instant, dans la lumière du mois des papillons, alors que le jardin s’éclaire d’une pluie merveilleusement fleurie, elle peut se croire réconciliée avec la vie. Mais le “Dieu de l’Afrique” en a décidé autrement…
 
OEuvre singulière d’une force peu commune, Le Mois des papillons semble de prime abord nous entraîner dans un huis clos intimiste propice aux confidences sentimentales. Mais c’est pour mieux nous confronter, avec un réalisme sans concession, à l’impitoyable rigueur de l’ordre du monde.

 

Mon ressenti : Joni, la narratrice, Médecin en Afrique du Sud nous fait partager sa vie en solitaire aux côtés de Zanele, une femme zoulou qui entretient sa maison et prépare ses repas. Les portraits de ces deux femes très différentes mais attentives l'une à l'autre sont intéressants.Ce livre est très dur, surtout la fin.

 

"Un week-end en famille" de François Marchand, emprunté à la médiathèque.

Informations pratiques : paru en juin 2012 aux Editions Cherche midi. 112 pages

La 4ème de couverture :

Faire la connaissance de ses beaux-parents n’est jamais chose facile. Surtout s’ils habitent en Samouse, région que le jeune marié va apprendre à connaître le temps d’un week-end interminable.

Dès le vendredi soir, il lui est évident que cela se passera mal. Mais jusqu’à quel point ?
Et l’impulsivité dont il fera preuve est-elle due à son état psychologique déjà bien dégradé ou à la rencontre de plein fouet avec la diabolique Samouse ?
Son objectif de départ – limiter les dégâts – finira par faire place à une exaltation mystique qui culminera le dimanche, jour du Seigneur.

Un roman désopilant, un jeu de massacre permanent où tous les mauvais sentiments sont mis à l'honneur.

Mon ressenti : J'ai lu ce livre de 100 pages en un après midi. Ce Parisien imbu de lui même et qui ne respecte personne, même pas sa femme est antipathique. Invité chez ses beaux-parents qu'il n'a jamais rencontrés. Il se heurte très vite avec Maurice, son beau-père.

J'ai ri à l'évocation des vide-greniers qu'il appelle "vide-poubelles" , l'attirance de sa femme pour les magasins Ikea, ou son achat d'une maison à crédit dans un lotissement perdu,

mais moins lorsqu'il emboutit les voitures des oncles et cousins de sa femme et que ceux-ci entreprennent une chasse à l'homme armés de fusils de chasse

J'imagine bien un film avec Albert Dupontel dans le rôle du narrateur

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 05:00
Un nouveau livre voyageur : "Jamais deux sans toi"...

Mon 1er livre voyageur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" a eu beaucoup de succès.

Vous êtes 25 à l'avoir reçu. Il a circulé pendant 5 ans, traversé la France de part en part, survolant la Méditerranée, l'Atlantique, une partie du continent Africain et parcouru plus de 36 000 kms !

Le second "Demain sera un autre jour" a eu beaucoup moins de chance : il s'est perdu à la quatrième étape.

J'ai bien aimé "Jamais deux sans toi", lu en février, et vous propose de le découvrir à votre tour si vous en avez envie. Il suffit de vous inscrire sous cet article.

La première à le lire a été Cathycat. La suivante sera Catiechris, puis Khanel, Paraty, Renée, Mansfield et Durgalola.

 

Les seules obligations sont : lire le livre (ou sinon l'envoyer rapidement au suivant), donner son ressenti sur les pages de garde, le transmettre au suivant sur la liste et me tenir informée de sa réception puis de son envoi...

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 05:00

J'ai lu et adoré plusieurs romans de Gilles Legardinier dont je vous ai déjà parlé ici : "Demain, j'arrête", "Complètement cramé", "Et soudain tout change", "Quelqu'un pour qui trembler", "Ca peut pas rater".

Je vous ai parlé aussi de son dernier roman paru en octobre 2016 : "Le premier miracle", thriller scientifique qui m'a moins passionnée.

"L'exil des anges" est un des premiers romans de cet auteur, paru en 2009. C'est un mélange de thriller et de fantastique.

La 4ème de couverture :

Ils ne se connaissent pas, mais un même rêve leur a donné rendez-vous dans une mystérieuse chapelle des Highlands en Écosse. Valeria, Peter et Stefan ignorent qu'ils sont la preuve vivante d'une découverte révolutionnaire sur les arcanes de la mémoire faite vingt ans plus tôt par deux scientifiques disparus. Une découverte que beaucoup voudraient s'approprier – à n'importe quel prix. Pour échapper à ceux qui les traquent, ils n'ont pas d'autre choix que de remonter à l'origine du secret dont ils sont les ultimes gardiens. Leurs souvenirs sont des sanctuaires. À eux d'en trouver les clés...

 

Mon ressenti :

Un couple de savants, les Destrel sont assassinés dans un aéroport. Ils avaient fait une découverte scientifique importante, et avaient des services secrets à leurs trousses, et le capitaine Gessner.

20 ans plus tard, Valeria, étudiante Espagnole et Peter, étudiant Hollandais se rencontrent dans une petite ville d'Ecosse. Tous les deux rêvent depuis quelques mois d'une étrange chapelle et n'ont de cesse de la retrouver. 

La chapelle a été engloutie par les eaux. Valeria et Peter plongent et découvrent une mallette. Stephan, un troisième larron qui a rêvé lui aussi de la chapelle leur vole la mallette. Les trois jeunes gens vont s'allier pour comprendre ce qui leur arrive.

Valeria est enlevée par d'étranges scientifiques qui veulent s'approprier la découverte des Destrel sur les transferts de mémoire.

J'ai lu le livre, sans sauter de page mais sans vrai plaisir.

Les personnages sont assez plats : je ne me suis pas attachée à eux, et l'histoire ne m'a pas convaincue.

 

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 05:00

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, non pas pour le titre ou la couverture mais parce qu'il a été écrit par une des co-auteurs du roman que j'avais beaucoup apprécié "Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates".

Il est sorti en 2015 et fait plus de 600 pages.

 

La 4ème de couverture :

Ce n'était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l'histoire d'une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines.

Et pourtant...

Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d'une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L'été s'annoncelesquels e mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez qui elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a... La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l'enfance... La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu'elle aimait... Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l'existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

 

L'auteur :

Annie Barrows est née en 1962 en Californie. Après avoir écrit avec sa tante Mary Ann Shaffer Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, au succès international, elle signe Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables. Elle a également publié de nombreux livres jeunesse. Mariée et mère de deux enfants, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture.

 

Mon ressenti :

Layla Beck, fille d'un sénateur fortuné a refusé d'épouser le garçon proposé par celui-ci. Elle est alors contrainte par lui de travailler pour le Federal Writer's Project, un projet subventionné par Washington pour encourager et soutenir l'écriture, parmi ceux mis en place par Roosevelt après la crise de 29.

Sa mission est de rédiger la chronique de Macédonia, petite ville de Virginie pour le cent-cinquantenaire de sa fondation, mandatée par ses notables désireux d'entrer dans l'Histoire. Elle est logée chez les Romeyn, dont le père a dirigé la manufacture des Inusables Américaines, famille peu ordinaire.

J'ai beaucoup aimé ce livre raconté tantôt par Willa Romeyn, 12 ans, tantôt par sa tante Jottie et tantôt par Layla.

Si vous avez aimé "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", vous devriez aussi aimer comme moi ce roman et ses personnages attachants.

J'ai pleuré et j'ai ri. Je me suis sentie proche de ces femmes et filles.

 

Quelques extraits :

  • "Elle avait une jambe plus courte que l'autre, et quand elle marchait, on aurait dit deux moitiés de personnes qu'on aurait cousues ensemble. Deux demi-personnes qui ne s'aimaient pas beaucoup".
  • "Parker Davies était habillé comme pour se rendre à la banque. En fait, avec son costume et son chapeau gris , on aurait dit un bout de la façade d'une banque parti en promenade".
  • "La notion de temps s'estompait, le dimanche ; il s'étirait, telle une longue bande élastique, si bien qu'à deux heures on ne savait plus qu'en faire, tellement il en restait".
  • "On ne parvient jamais à se faire une idée de la vérité d'autrui. On s'applique à se forger une idée définitive et on finit par s'étrangler avec le noeud qu'on a tissé soi-même".
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:00

Ce livre était dans ma Pile de Livres à Lire depuis longtemps, et je ne sais pourquoi je l'en ai sorti il y a quelques jours...

Informations pratiques : Sorti en 2008. Disponible en Livre de Poche au prix de 8 €. 638 pages. Prix Polar international 2009.

 

La 4ème de couverture : 

Il suffit parfois de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment pour voir basculer le cours de sa vie… Si Danny Cartwright avait demandé Beth Wilson en mariage un jour plus tôt, ou un jour plus tard, il n’aurait jamais pu être accusé du meurtre de son meilleur ami. Mais quand les quatre témoins de l’accusation sont un avocat, un acteur à succès, un aristocrate et le plus jeune associé d’une prestigieuse agence immobilière, qui pourrait bien croire à la version des faits d’un garagiste de l’East End ? Danny est donc condamné à vingt-deux années d’emprisonnement dans le quartier de haute sécurité de la prison de Belmarsh, duquel personne ne s’est jamais échappé. Seulement, ses adversaires ont sous-estimé le désir de revanche du jeune homme et la farouche détermination de sa fiancée à faire entendre justice…

Mon ressenti :

Je suis entrée très vite dans ce roman et me suis attachée aux personnages, notamment à Danny et Beth sa fiancée. Danny travaille dans le garage du père de Beth, avec Bernie, son meilleur ami et frère de Beth.

Dans un pub de la banlieue de Londres il fait à Beth sa demande en mariage. Mais sa vie va basculer. Bernie est assassiné et 4 témoins prestigieux vont accuser Danny.

Danny refuse de plaider coupable et écope de 22 ans de prison dans le quartier de haute sécurité de la prison de Belmarsh. Il partage une cellule avec Nick, un aristocrate écossais, et Big Al.

Nick va apprendre à lire et à écrire à Danny, et lui inculquer les bonnes manières.

Ce roman n'est pas vraiment un polar car l'on connait dès le début l'assassin, mais il y a du suspense, de l'amour et de l'amitié.

Danny ne lâchera jamais prise, soutenu par quelques amis et ses avocats.

Il y a dans ce livre de belles personnes : des gardiens de prison, des avocats, et Danny, Beth, Nick, Big Al.

C'est un livre très prenant que j'ai eu du mal à poser entre deux moments de lecture.

Il m'a fait penser par moment au Comte de Monte-Cristo...

 

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:00

"J'ai aimé être fidèle" de Jean-Marc Rivière, roman sorti en avril 2013. 252 pages.

La 4ème de couverture :

"Quand après deux semaines d'intenses tractations avec ma conscience, la porte de mon appartement s'est refermée sur ma femme, j'ai compris que ma plus grande erreur n'avait pas été de la tromper, mais de le lui avoir dit".

A la veille de ses quarante ans, Paul vient de perdre Maud. Peut-être. Onze ans de mariage balayés par l'aveu d'une aventure ratée avec une étudiante... Et tout déraille. 

Maud est partie, mais elle a laissé les enfants - deux anges au regard bleu, adeptes de la manipulation sentimentale et des pires caprices. Parce qu'une calamité n'arrive jamais seule, tous décident alors de s'en mêler : Stéphane, son collègue, et le cortège des fâcheux de l'université ; Tom, son frère, un psy homosexuel sur le point d'adopter un enfant avec une amie lesbienne ; et bien sûr, elle. Sa mère. Un concentré de fiel et de rouerie qui débarque chez lui histoire de parachever le cauchemar. 

Pour la première fois, Paul doit se prendre en main. Dans ce tourbillon qui le dépasse, il découvre alors tout ce qui faisait le prix de sa vie d'homme fidèle.

Avec une plume alerte et jubilatoire, Jean-Marc Rivière nous offre un roman plein d'humour qui désosse le couple, la famille et les certitudes.
 

Mon ressenti :

Ce roman assez drôle et bien écrit aborde avec humour le thème du couple, de la fidélité et de la famille.

Paul a perdu Maud et retrouvé sa mère qui "Dans l'une de ses vies antérieures, avait probablement donné des cours de sadisme à Attila"

J'ai lu ce livre sans déplaisir, mais sans entrer dans les personnages un peu caricaturaux.

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 06:00

Il y a quelques semaines je vous avais parlé du roman "Les chaussures italiennes" que je venais de lire.

J'ai emprunté la suite à la médiathèque "Les bottes suédoises" et l'ai dévorée en quelques jours. C'est le dernier roman de l'auteur suédois Henning Mankell, mort en 2015, à 67 ans et c'est dommage car j'aurais aimé lire la suite.

 

La 4ème de couverture :

Fredrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n’est plus qu’une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s’interroge: à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c’est compter sans les révélations de sa fille Louise et sans l’apparition de Lisa Modin, journaliste de la presse locale. Tandis que l’hiver prend possession de l’archipel, tout va basculer de façon insensible jusqu’à l’inimaginable dénouement. 
Après l’immense succès des Chaussures italiennes, auquel il fait suite, Les Bottes suédoises brosse le portrait en clair- obscur d’un homme qui revisite son destin, tenaillé par le doute, le regret, la peur face à l’ombre grandissante de la mort, mais animé aussi par le désir et la soif d’amour.
Tel est l’ultime roman de Henning Mankell : une œuvre d’une sobriété élégiaque et poignante, traversée et portée par la beauté crépusculaire des paysages.

 

Mon ressenti :

J'ai retrouvé avec plaisir Fredrik Welin, chirurgien à la retraite, et son archipel en mer Baltique, perdu au bout du monde, ravitaillé par Jansson, ancien facteur.

4 ans ont passé. On retrouve le héros, 70 ans devant les ruines de sa maison qui vient de brûler. Il a tout perdu dans l'incendie, y compris ses chaussures italiennes, dont il ne retrouvera qu'une boucle en métal.

Il va alors s'installer dans la vieille caravane laissée par sa fille, Louise, 40 ans. Assailli de doutes et de regrets, il s'interroge sur la vieillesse, l'amour et la mort.

Peu à peu, il va reprendre goût à la vie, grâce à Louise et au bébé qu'elle porte, et à sa rencontre avec Lisa Modin, journaliste et seule comme lui.

A la fois bourru et tendre, Fredrik est un personnage attachant et hors du commun.

Je me suis sentie près de lui sur son île balayée par les vents, magnifique et sauvage.

 

 

Quelques extraits :

  • "Vieillir, c'est s'aventurer sur une glace de moins en moins solide."
  • "La mer s’est ouverte. Les îlots étaient de plus en plus clairsemés et dénudés, avec leur végétation à peine visible accrochée aux anfractuosités de la roche – fougère, linaigrette, camarine noire, parfois un cornouiller. Plus loin encore on ne trouvait plus guère que la puccinellie, la spergulaire marine, la potentille et la pensée sauvage."

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 06:00
Un livre à savourer : "Jamais deux sans toi" de Jojo Moyes...

J'avais beaucoup aimé "Avant toi", roman de Jojo Moyes il y a quelques mois et j'ai appris qu'elle avait sorti une suite "Après toi", en allant au Canada. Quand je suis rentrée, au premier tour dans l'espace culturel voisin j'ai vu un nouveau livre de Jojo Moyes et je l'ai acheté.

Il y a quelques jours quand j'ai rangé ma bibliothèque et ma pile de livres à lire, je me suis aperçue que ce n'était pas "Après toi" mais celui-ci "Jamais deux sans toi".

 

Informations pratiques : livre sorti en novembre 2014, et en livre de poche en mai 2015. 476 pages. 7,90 €. Prix des lectrices 2015

 

L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit dans l'Essex en Angleterre avec son mari et ses trois enfants. Elle a écrit plusieurs romans dont "Avant toi", qui est devenu un film au cinéma (ma critique du livre et du film)

 

La 4ème de couverture :

"Jess se répéta son nom jusqu'à ce qu'il ne veuille plus rien dire. Quand il souriait, Jess ne pouvait s'empêcher d'en faire autant. Quand une ombre passait sur son visage, quelque chose en elle se brisait."

 

Depuis que son mari a disparu de la circulation, Jess se bat pour élever seule ses deux enfants. Alors qu'elle ne s'y attendait plus, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la résidence. Accusé de délit d'initié, Ed risque la prison. Soucieux de s'acheter une conduite et d'oublier ses ennuis, il se propose de venir en aide à la jeune femme. Que va donner l'addition de leurs petits et grands désastres individuels ?

Une histoire d'amour aussi bouleversante inattendue mettant en scène la rencontre improbable entre deux êtres en perdition.

 

Mon ressenti :

J'ai savouré ce livre, du début jusqu'à la fin, ri et pleuré à certains passages, aimé et soutenu presque tous les personnages et les ai quittés avec regret.

Jess est une mère célibataire, volontaire, optimiste, aimante, qui cumule les emplois et a des fins de mois très difficiles, mais élève dignement Tanzie, sa fille surdouée en maths et Nickie, ado renfermé, fils de son ex-mari.

Tanzie est une fillette adorable d'une dizaine d'années qui s'amuse à résoudre des équations et dévorer des théorèmes.

Nickie est un enfant sans cesse battu par des garçons de son âge.

Norman est leur chien, gros et baveur.

Ed est le patron, millionnaire, d'une start-up qui réalise des logiciels. Pour se débarrasser d'une maîtresse pleurnicheuse il a commis un délit d'initié qui va briser sa carrière. Jess est femme de ménage dans une de ses résidences et serveuse dans un bar qu'il fréquente.

 

Les cinq vont se retrouver dans la voiture d'Ed pour accompagner Tanzie à une Olympiade de maths, jusqu'en Ecosse. 

Ce road-movie à 70 kms/heure rappelle par moments le film "Little Miss Sunshine" où une famille entière accompagnait une petite fille qui voulait se présenter à un concours de beauté.

Les difficultés rencontrées en cours de route vont souder cette équipage, l'argent d'Ed (accepté au compte-gouttes par Jess) facilitant le voyage.

C'est une belle histoire d'amour et d'espoir, d'échecs et de réussites, d'entraide et d'humanité.

T​​ous auront droit à une seconde chance, même Norman...

 

J'ai vraiment adoré ce roman, acheté par erreur, et vais le transformer en livre voyageur, pour ceux qui souhaiteraient le lire.

 

Des extraits :

"Il était une fois un homme qui rencontra la fille la plus optimiste du monde. Une fille qui portait des tongs dans l'espoir du printemps. Qui rebondissait comme un ressort face aux difficultés de la vie; des épreuves qui auraient terrassé la plupart des gens ne semblaient pas l’atteindre. Et si elle tombait, elle se relevait d'un bond. Elle retombait, se composait un sourire, s'époussetait et poursuivait sa route. Il n’aurait pas su dire si c'était la chose la plus héroïque ou la plus stupide qu'il avait jamais vue. "

 

"Quand ils étaient seuls tous les deux et qu'il la tenait serré contre lui, les mains posées sur sa cuisse avec un soupçon de possessivité, le souffle doux dans son oreille, elle sentait avec une certitude tranquille que tout allait bien se passer. Pas parce qu'Ed allait tout arranger - il avait ses propres problèmes - mais d'une manière ou d'une autre, ils semblaient s'ajouter l'un à l'autre pour former quelque chose de meilleur. Ensemble, ils pourraient tout surmonter... "

 

"Tanzie était dans le jardin, occupée à jeter une balle à Norman. Elle avait décidé qu'un jour, il apprendrait à rapporter. Elle avait lu quelque part que la répétition multipliait par quatre la probabilité qu'un animal apprenne à faire quelque chose. Malheureusement, elle n'était pas certaine que Norman sache compter. "

 

"Il l'interrompit par un baiser, un baiser d'absolue certitude, le genre de baiser durant lequel des rois meurent et des continents entiers disparaissent sans qu'on y prête la moindre attention."

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 06:00
Un livre à lire : "Les chaussures italiennes" d'Henning Mankell...

J'avais lu de bonnes critiques de ce roman sur plusieurs blogs il y a quelques mois, et puis j'ai appris il y a quelques semaines l'existence d'une suite : "Les bottes suédoises". 

 

La 4ème de couverture  :

A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

Le temps de deux solstices d’hiver et d’un superbe solstice d’été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption.

 

Mon ressenti :

Fredrik, le narrateur, est un vieil homme grincheux. Autrefois chirurgien, il vit en ermite sur un archipel perdu, ravitaillé par un bateau qui passe tous les deux ou trois jours.

Seul avec son vieux chien et une vieille chatte, il se sent fini, jusqu'à l'arrivée d'Harriet, une femme qu'il a aimée et abandonnée il y a 40 ans.

Cette arrivée pittoresque va bouleverser sa vie.

Les personnages sont peu nombreux et tous originaux.

J'ai apprécié la découverte de ces îles au bout du monde, et la transformation de Fredrik qui s'humanise peu à peu. 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 06:00
Un livre coup de coeur : "Petit pays" de Gaël Faye...

Ce livre a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens 2016.

La 4ème de couverture :

«Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait “Comment ça va ?” je répondais toujours “Ça va !”. du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. À esquiver, à opiner vaguement du chef. D'ailleurs, tout le pays s'y était mis. Les gens ne répondaient plus que par “Ça va un peu”. Parce que la vie ne pouvait plus aller complètement bien après tout ce qui nous était arrivé.»
G.F.

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «petit pays», le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.
Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur ... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

 

Mon ressenti :

Je me suis attachée très vite à Gaby, le narrateur, ce garçon de 10 ans, fils d'un Français et d'une Rwandaise. C'est lui qui nous raconte le Burundi, ce petit pays où il se sent bien. Il a une soeur plus jeune : Ana et des copains, avec qui il se baigne, fume, ramasse des mangues...

En quelques mois tout bascule. les ethnies Hutus et Tutsis se déchirent. Les coups d'état et les massacres se succèdent au Rwanda voisin et au Burundi...

A l'insouciance de l'enfance, succède très vite l'horreur et les drames de la guerre civile.

C'est un livre dur et j'ai pleuré plusieurs fois.

 

Quelques extraits :

* « Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés, sont mazoutés à vie »

* "Papa l'aimait beaucoup. Il disait : "Avec dix Alphonse, le Burundi devient Singapour en un rien de temps". Alphonse était un premier de la classe avec l'attitude décontractée d'un cancre."

* "Si tu n'es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus, et c'est comme si tu étais déjà mort."

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