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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 05:00

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, un peu au hasard et je l'ai trouvé époustouflant, à la fois terriblement inquiétant et rassurant.

 

Informations pratiques :  roman de Laura Kasischke, paru en 2010. 332 pages

La 4ème de couverture :

Jiselle, la trentaine et toujours célibataire, croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote, veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement inespérée qu’elle accepte aussitôt, abandonnant sa vie d’hôtesse de l’air pour celle, plus paisible croit-elle, de femme au foyer. C’est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les États-Unis, leur donnant des allures de pays en guerre. L’existence de Jiselle prend alors un tour dramatique…

Ce qui est rare chez Laura Kasischke, c’est ce curieux mélange de maîtrise et d’émotion, d’étrangeté et de simplicité, d’atrocité et de poésie. Douée d’un talent de narration peu commun, Laura Kasischke est une écrivaine capable de déchaîner la terreur et d’en faire surgir la beauté. Olivia de Lamberterie, Elle.

 

Mon ressenti :

Jiselle est une superbe jeune femme qui réalise son rêve en épousant un prince charmant : Mark, pilote de ligne.

Pour lui elle abandonne tout, notamment son travail et son appartement, s'installe dans une maison en rondins de bois, au bord d'un ravin, avec les 3 enfants de Mark dont l'épouse est décédée.

Le rêve tourne très vite au cauchemar : Mark est souvent absent et ses deux filles : Camilla et Sara sont odieuses avec elle. Sa mère reproche d'avoir épousé Mark si vite et tout laissé pour lui. Il n'y a que Sam, le plus jeune des enfants de Mark qui l'accepte.

Une épidémie de grippe frappe les Etats-Unis, les coupant peu à peu du reste du monde et les transformant en parias.

Mark est coincé en Allemagne, et Jiselle doit faire face aux coupures d'électricité, problèmes d'approvisionnement, disparition de proches, relation avec ses belles-filles, proximité de bandes armées.

Au fur et à mesure où la situation se détériore, Jiselle prend de l'ampleur.

C'est une belle personne, pleine de ressources, qui va grandir et faire grandir ceux qui l'entourent. Généreuse, elle offre son amour et sa protection aux enfants de Mark, à ses voisins, à sa mère.

J'ai apprécié la débrouillardise des uns et des autres pour survivre, leur capacité d'adaptation à des conditions de vie dramatiques, leur entraide.

Ils jouent, écoutent de la musique, lisent...

Jiselle est l'hôtesse de l'air qui rassure et accompagne tout son petit monde à bord de leur avion en perdition. Elle garde jusqu'au bout ses peurs pour elle, afin de les préserver, dans ce monde qu'elle dit parfait.

 

Quelques extraits :

- "Elle commençait à mesurer la difficulté d’être une belle-mère, ou une mère. On passait son temps à tenter de convaincre des enfants de choses dont on n’était pas sûr soi même."

- "Bien sûr sa mère n’était pas la première personne à lui laisser entendre que ce séduisant pilote qui la pressait avec des fleurs, des bijoux, des promenades le long de la Seine et des demandes en mariage, était peut-être simplement en quête de quelqu’un pour s’occuper de ses trois enfants"

- "Jiselle choisit de ne rien dire, de sorte à prolonger le mystère de cet oiseau, la durée de cette nuit et la fin d'un monde parfait".

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 05:00

J'avais beaucoup apprécié le premier roman paru en France de Liane Moriarty : "Le secret du mari", aussi j'ai emprunté à la médiathèque ce second roman dès qu'il a été disponible. Et j'ai adoré...

Informations pratiques : paru en France en août 2016. 473 pages

 

L'auteur : Née en 1966, la romancière australienne Liane Moriarty est l'auteur de six best-sellers dont "Le Secret du mari", phénoménal succès aux Etats-Unis et en France, et traduit dans 55 pays. "Petits secrets, grands mensonges" est son deuxième roman traduit en français. 

 

La 4ème de couverture :

Meurtre ou tragique accident ? À la fête de l'école, quelqu'un a trouvé la mort. Mais qui est vraiment responsable du drame ? Trois femmes à la croisée des chemins, des ex-maris et leurs nouvelles épouses, des familles recomposées (ou décomposées), qui cachent tous ces redoutables petits mensonges que l'on se raconte à soi-même pour continuer de vivre. Après Le Secret du mari, best-seller international, Liane Moriarty nous plonge une fois encore dans l'univers clos de ces quartiers résidentiels qui dissimulent derrière leurs jolies façades d'inavouables secrets. Avec elle, le sourire n'est jamais loin des larmes.

 

Mon ressenti :

L'histoire commence avec la bagarre entre parents déguisés en Elvis Presley et Audrey Hepburn, lors de la soirée Quiz déguisée à l'école Pirriwee Public. Un drame s'est produit: il y a eu mort et blessés...

Liane Moriarty nous présente les principaux protagonistes 6 mois plus tôt lors de la journée de préparation de la rentrée scolaire.

Au fil des pages, nous allons découvrir les héroïnes et leurs secrets. Des amitiés et des inimitiés vont se tisser. Des rumeurs vont courir et des pétitions vont être lancées. 

Le "gang des serre-têtes" (représentantes des parents d'élèves) essaie de faire régner l'ordre dans cette école, à sa façon, fondamentaliste. Leurs enfants sont des surdoués.

Je me suis attachée dès le début aux personnages, surtout aux femmes.

Il y a Madeline, une "flamboyante", qui accompagne Chloé, sa petite dernière, et connait déjà parfaitement l'école. Elle est mère d'une adolescente Abigail qu'elle a eue avec Nathan, son premier mari, et de Fred et Chloé qu'elle a eus avec Ed, son second mari.

Céleste est une belle jeune femme, élégante, riche, généreuse et malheureuse. Elle est mariée à Perry, homme d'affaires  et mère de deux jumeaux.

Jane, jeune maman, cache un lourd secret et se sent moche. C'est sa première rentrée à l'école.

Bonnie, la nouvelle femme de Nathan, est l'inverse de Madeline : réservée, écolo...

J'ai beaucoup ri, me suis reconnue dans les travers de certaines de ces femmes, mères d'élèves.

De nombreux thèmes sont abordés : violence conjugale, adultère, rumeurs, familles recomposées, harcèlement, danger des soirées trop arrosées...

 

Extrait :

"Perry portait un magnifique costume-cravate de facture italienne, taillé sur mesure, probablement plus cher que la garde-robe complète de son mari -armoire comprise- songea Madeline".

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 05:00

Mon 1er livre voyageur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" a eu beaucoup de succès.

Vous êtes 25 à l'avoir reçu. Il a circulé pendant 5 ans, traversé la France de part en part, survolant la Méditerranée, l'Atlantique, une partie du continent Africain et parcouru plus de 36 000 kms !

 

Le second "Demain sera un autre jour" a eu beaucoup moins de chance : il s'est perdu à la quatrième étape.

 

 

J'ai bien aimé "Jamais deux sans toi", lu en février, et vous propose de le découvrir à votre tour si vous en avez envie. Il suffit de vous inscrire sous cet article.

 

 

La première à le lire a été Cathycat. Elle a été suivie de Catiechris, Khanel et Paraty.

 

Le livre est actuellement chez Mansfield et devrait partir ensuite chez Durgalola, puis Erika, Fanfan, Gisèle et Pierrette.

Il a parcouru déjà 2700 kms !

 

Les seules obligations sont : lire le livre (ou sinon l'envoyer rapidement au suivant), donner son ressenti sur les pages de garde, le transmettre au suivant sur la liste et me tenir informée de sa réception puis de son envoi...

 

 

La 4ème de couverture :

"Jess se répéta son nom jusqu'à ce qu'il ne veuille plus rien dire. Quand il souriait, Jess ne pouvait s'empêcher d'en faire autant. Quand une ombre passait sur son visage, quelque chose en elle se brisait."

 

Depuis que son mari a disparu de la circulation, Jess se bat pour élever seule ses deux enfants. Alors qu'elle ne s'y attendait plus, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la résidence. Accusé de délit d'initié, Ed risque la prison. Soucieux de s'acheter une conduite et d'oublier ses ennuis, il se propose de venir en aide à la jeune femme. Que va donner l'addition de leurs petits et grands désastres individuels ?

Une histoire d'amour aussi bouleversante inattendue mettant en scène la rencontre improbable entre deux êtres en perdition.

 

 

Des critiques :

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 05:00

Informations pratiques : roman de Jojo Moyes paru en 2010, 2014 pour la traduction Française. 525 pages. 8,20 €

L'auteur : Jojo Moyes vit en Angleterre. Elle a été journaliste pendant 10 ans avant de se consacrer à l'écriture. "Avant toi" , son premier roman a connu un grand succès et a été adapté en film. Elle a écrit la suite : "Après toi". Et aussi "Jamais deux sans toi", devenu livre voyageur.

 

La 4ème de couverture :

En 1960, quand Jennifer se réveille à l'hôpital, elle a tout oublié. L'accident de voiture, son mari, son nom... Alors qu'elle cherche à comprendre pourquoi elle n'est qu'une figurante dans sa propre existence, elle retrouve une lettre d'amour. Son correspondant mystérieux, qui signe d'un simple "B", semble prêt à tout pour elle. Quarante ans plus tard, Ellie découvre ces bouleversants mots d'amour dans les archives du journal pour lequel elle travaille. A mesure qu'elle reconstitue la correspondance de ces amants, Ellie brûle de savoir comment s'est terminée leur histoire - et, par la même occasion, si la sienne vaut vraiment le détour. La dernière lettre bouleversera leur vie à tout jamais.

 

Mon ressenti :

Nous découvrons en parallèle deux histoires.

En 2003, Ellie est journaliste à "La Nation", malmenée par Melissa, la rédactrice en chef, qui veut un article sur les rubriques féminines d'il y a 50 ans. Amoureuse de John, écrivain et marié, elle va découvrir aux archives une lettre d'amour écrite en 1960 et signée "B".

En 1960, Jennifer se réveille après un accident de la route, amnésique. Elle retrouve Laurence, son mari, sa maison, son employée, sans les reconnaître, reprend peu à peu ses marques et retrouve des lettres d'amour soigneusement cachées, signées "B".

Au fil des chapitres l'auteur nous fait découvrir la rencontre entre Jenny et Anthony qu'elle surnomme "Boot", puis la vie de Jenny après l'accident. Tandis qu'Ellie essaie de retrouver la correspondance amoureuse

Le style de Jojo Moyes est très agréable à lire. Ses personnages sont bienveillants et attachants.

Les aller-retour entre les deux histoires, à 40 ans d'écart, m'ont perturbée au début, avant que je n'entre dans l'histoire et m'attache aux deux héroïnes, Jennifer et Ellie, et Rory l'archiviste.

J'ai moins apprécié les lettres ou SMS de rupture précédant chaque chapitre. Je ne vois pas ce qu'elles apportent à ces histoires d'amour.

Je préfère de loin les autres romans de Jojo Moyes (voir plus haut).

 

Quelques extraits :

- " Si je m'autorisais à t'aimer, il n'y aurait plus que toi dans ma vie. J'aurais constamment peur que tu cesses de m'aimer. Et, si tu le faisais, j'en mourrais."

- "Même si les journaux ont disparu, l'air est infusé de l'odeur biscuitée du vieux papier"

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 05:00

J'ai emprunté ce roman de Jean-Michel Guenassa à la médiathèque, attirée par la couverture représentant un détail de "La nuit étoilée" de Vincent Van Gogh.

Informations pratiques : Paru en juin 2016. 295 pages

La 4ème de couverture :

Auvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies. Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours. 

Et si le docteur Gachet n’avait pas été l’ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?…

Autant de questions passionnantes que Jean-Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l’artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu’il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu’on lui connaît depuis Le Club des incorrigibles optimistes.

 

Mon ressenti :

La narratrice de ce roman, Marguerite Gachet, nous raconte sa rencontre avec Vincent Van Gogh, venu s'installer à Auvers-sur-Oise, pour consulter son père, le docteur Gachet. Marguerite aimerait apprendre à peindre et tombe amoureuse de Vincent.

J'ai apprécié cette version romancée des derniers mois de Van Gogh et les questions qu'elle pose. Le docteur Gachet qu'il a rendu célèbre en faisant son portrait aurait-il été un calculateur, abusant des impressionnistes ?

J'ai suivi avec plaisir ce peintre arpentant la campagne avec son chevalet, et cette jeune fille éprise de liberté, passionnée et amoureuse, voulant échapper à la coupe de son père, à une époque où les femmes n'avaient aucun droit.

J'ai trouvé peu crédible le récit des derniers jours du peintre et les circonstances de sa mort.


 

Quelques extraits :

- "Va dans ton jardin, dans la rue, et travaille sans te préoccuper du cadre, de la lumière ou des couleurs, et je te l'ai déjà dit, ne peins pas ce que tu vois mais ce que tu ressens. Et si tu ressens rien, ne peins pas."

- "Ceux qui avancent dépassent toujours ceux qui les regardent passer."

- "La toile, qui était grise à mon arrivée, parut animée d'un souffle de vie avec ses arbres et son ciel dansant une sarabande endiablée".

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 05:00

Ce roman m'a été prêté par mon amie Cathycat, du blog "La new cathzette"...

Informations pratiques : 124 pages. Editions Pocket. Paru en 2013

L'auteur :

Eriko Nakamura, Japonaise mariée à un Français, partage sa vie entre Tokyo où elle présente différentes émissions à la télévision et Paris

 

La 4ème de couverture :

Eriko Nakamura, mariée à un Français, vit à Paris depuis dix ans. Pourtant, les occasions ne manquent pas pour elle de s’exclamer au quotidien : Nââândé !? Un petit mot qui exprime toute la stupéfaction japonaise face à notre façon d’être bien française.
Un taxi qui ne prend pas les petites courses ? Personne ne chante dans les boîtes de nuit parisiennes ? « Enlevez votre chemisier », dit le médecin ? Une vieille dame refuse de nettoyer les excréments de son chien ? Nââândé !?
Paris, fantasme des Japonais, capitale du raffinement et du romantisme, n’a pas fini de les surprendre. Car Paris est aussi remplie de Parisiens !
Le choc est brutal et désopilant.

 

Mon ressenti :

Ce livre n'est pas pour moi un roman, car il n'y a pas de personnages ni d'action mais une comparaison amusante entre nos modes de vie et de culture.

Un petit livre à conseiller aux Japonais qui vont visiter la France ou aux Français qui vont visiter le Japon. 

 

Quelques extraits :

- "Au Japon, faire la queue, c'est une manière d'exprimer son respect des autres. A Paris, passer devant son voisin, c'est une manière d'affirmer qu'on est plus malin que lui"

- "A Paris, les grévistes marchent sur la chaussée pour bloquer la circulation et brandissent des drapeaux en essayant de faire le plus de bruit possible. A Tokyo, les grévistes marchent en silence sur une petite partie de la chaussée pour gêner le moins possible la circulation et portent un simple brassard noir."

- "A Tokyo, une Japonaise se sent dans un taxi comme si elle était dans la voiture de son propre père. Alors qu'à Paris, j'ai toujours l'impression d'entrer dans la maison de quelqu'un... sans y avoir été vraiment invitée."

-"Pour faire rire un Français, il faut faire dix blagues différentes. Pour faire rire un Japonais,il faut faire dix fois la même blague." 

 

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 05:00

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, il y a quelques jours, attirée par le titre et la grue en origami sur la couverture.

C'est le premier roman pour adultes de Michelle Ballanger, maîtresse d'école dans le Territoire de Belfort.

Informations pratiques : paru aux éditions Rouergue en mai 2017. 276 pages. Prix : 20 €

 

La 4ème de couverture :

Adam est écrivain public. Tous les après-midi, il écrit pour les habitants de sa petite ville posée au pied des montagnes de Dracula. Des lettres anonymes, des lettres d'amour, des lettres pour ceux qui sont tout près, ou bien ceux qui sont partis en France, partis et jamais oubliés. Mais alors que chacun raconte son histoire et que les mots suivent leur chemin, le moment vient où les choses sont prêtes à basculer. Oui, il faut parfois vingt ans pour écrire une lettre, mais il est grand temps de suivre un régime et d'apprendre à voler, il est grand temps pour Adam, et pas seulement pour lui.

Avec grâce, avec douceur et légèreté, Michelle Ballanger nous emporte dans un premier roman aussi chatoyant que le chapeau d'un magicien dont sortiraient un jeune homme qui tricote des écharpes, une femme qui a bien vécu de l'amour des hommes, une princesse qui fait la manche, et bien d'autres encore, chacun avec sa vie glissée dans celle des autres.

 

Mon ressenti :

Adam est professeur le matin et écrivain public l'après midi, dans une petite ville de Roumanie.

Autour de lui il y a Dragos, vendeur de poids qu'il héberge, son ami et Pietru qu'il déteste parce qu'il est parti en France avec sa femme, Helena. 

Adam écrit des lettres, des poèmes, un testament, remplit des formulaires, rédige des compositions contre des sous-vêtements, des chaussures, un tour en 4*4, un coup de peinture dans son logement...

Ses clients sont aussi attachants que lui : Stella,généreuse de son corps et de son coeur, Tristan un jongleur qui n'a plus tous ses doigts, Corneliu un jeune homme avide d'apprendre et d'entreprendre qui tricote des écharpes, Georghe, commercial dans l'âme, Martina, petite femme-moineau qui retrécit, Victor qui n'aime que sa fille et Dragos.

Et puis il y a Natacha, jeune femme tzigane, enfermée par les siens.

Les personnages sont tous attachants sauf le corbeau qui fait écrire à Adam une lettre anonyme. Il y a celles et ceux qui ont osé : partir vivre en France, apprendre ou entreprendre, ceux qui traînent un lourd passé...

Leurs destins s'entrecroisent.

Ce que j'ai le moins aimé : la fin que j'ai dû relire plusieurs fois avant de comprendre.

 

Quelques extraits :

- "Pietru sait bien écrire des discours politiques, il sait mettre les gens de son côté, il sait manier les mots pour qu'on dise oui. Quand on écoute son discours, on est heureux. Voilà, l'écouter rend heureux, regonfle le coeur désabusé, déride l'imagination des possibles, attise les passions créatives et fraternelles, montre le meilleur des hommes. Et tout le monde ne peut qu'adhérer à de telles paroles. Tout le monde a envie de croire que tout est possible et que tout peut changer"

- "Il sourit et comprend combien l'audace est peut-être la seule chose qu'il faut apprendre aux enfants"

- "A peine ce premier baiser se terminait-il que Corneliu savait déjà les milliers d'autres qui le suivraient et la vie qu'ils colorieraient"

- "Pas de tension entre Héléna et Adam. Seulement la vie qui est passée, qui a dénoué les noeuds, seulement Pénélope qui les gardera, chacun dans une main, où qu'ils soient et quoi qu'il se passe."

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 05:00

En 2009, pour le cinquantenaire de la mort de Boris Vian et dans le cadre de "l'Escale du Livre à Bordeaux", il avait été demandé aux Bordelais, par journal gratuit interposé, de lui écrire une lettre ou un poème.

Les meilleures devaient être lues par Robin Renucci lors de la première soirée de cette manifestation littéraire.

J'avais donc écrit cette lettre :

 

Merci Boris Vian,

Merci pour ces livres que tu as écris et que j'ai dévorés entre 14 et 17 ans. Sans eux je n'aurais pas gardé mon âme d'enfant ni cette envie folle d'écrire qui me tenaille.
 
J'avais 2 ans 1/2 quand tu es mort et pourtant tu as influencé ma vie toute entière.
 
De "L'écume des jours" dont la lecture était obligatoire au lycée, je suis passée à "L'automne à Pékin", puis "L'herbe rouge", "L'arrache-coeur", "Les fourmis", "Trouble dans les Andains", "Vercoquin et le plancton", "J'irai cracher sur vos tombes", "Je voudrais pas crever"... Le professeur Mangemanche, le Major, Angel, Colin et Chloé, Amadis Dudu ont été les compagnons de mon adolescence.
 
Le bouquin qui a le plus influencé ma vie c'est "L'arrache-coeur" : Clémentine et ses enfants : Joël, Noël et Citroën, qu'elle enferme pour mieux les protéger.
Dans ce bouquin il y a une petite phrase que j'adore, concernant Citroën : "Il sourit à son tour, d'un sourire timide comme un écureuil bleu". J'étais très timide à l'époque, comme cet écureuil bleu et je me suis sentie concernée, comme si cette phrase avait été écrite pour moi.
 
Depuis l'écureuil est mon animal préféré, ainsi que la couleur bleue. A 14 ans j'avais un vélo 1900, col de cygne et freins anglais. Je l'ai peint en bleu et l'ai baptisé "L'écureuil bleu". Ce vélo traîne dans mon garage aujourd'hui et le nom est toujours inscrit sur le garde boue arrière.
Je ne suis plus aussi timide mais je me sens toujours dans la peau de cet écureuil bleu, pseudo que j'ai choisi sur ma messagerie et je "blogue" pour satisfaire mon besoin d'écrire.


Merci de l'écureuil bleu

 

Et ce poème :

Très cher Boris Vian,

Je t’écris cette lettre

Que tu liras peut-être

Si tu en trouves le temps…

Là-haut depuis 50 ans,

Tu dois faire la fête,

Rire, jouer de la trompette

Avec tes copains d’antan,

Jongler avec les mots,

Comme tu sais si bien le faire.

Pourquoi avoir déserté cette terre ?

Les génies meurent si tôt !

 

Tes œuvres sont si belles :

Tu es immortel.

 

J'ai envoyé la lettre et le poème. Pour le poème j'ai reçu une réponse m'annonçant qu'il n'était pas retenu, mais rien pour la lettre, alors entêtée comme je suis j'ai relancé l'équipe de l'Escale du Livre (en vain).

 

Bonjour Boris Vian,

 

Ma lettre du 25 mars est restée sans réponse. Depuis j'ai relu "L'arrache-coeur", et cette seconde lecture avec près de 40 ans d'écart, des enfants en plus et de l'expérience, est tout aussi agréable mais très différente. Les enfants ne sont plus aussi innocents et Citroën beaucoup moins timide qu'un écureuil bleu...

Boris Vian n'est pas mort, il a dû trouver une limace bleue dans le massif d'iris et s'envoler...


J'ai repris ici le contenu de deux articles publiés au début de mon blog

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 05:00

Ce livre m'a été prêté par mon amie Cathycat du blog "La new cathzette". 

 

Informations pratiques : paru en 2015. 252 pages. Premier roman d'Aurélie Valognes, paru en autoédition

 

La 4ème de couverture :

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

 

Mon ressenti :

Ferdinand a poussé "Mémé dans les orties", ou plutôt sa femme dans les bras du facteur.

Depuis, il vit seul dans un immeuble et est aussi odieux que Madame Suarez la concierge de la résidence. Quand sa chienne Daisy disparaît, le vieil homme n'a plus de raison de vivre. Jusqu'à ce que Juliette, une fillette, s'invite chez lui.

Ce roman, court, qui se lit bien, m'a rappelé la concierge et la fillette de "La grâce du hérisson" de Muriel Barbery, et aussi quelques personnages de Barbara Constantine, ainsi que de nombreux films où des vieux grincheux et odieux finissent par s'humaniser au contact d'enfants ou d'adolescents ("Gran Torino", "Mr Ove", "Le papillon", etc...)

J'ai apprécié la description des personnages : Béatrice, octogénaire délicieuse et Ferdinand vraiment méchant. La fillette m'a semblé bien trop mûre et libre pour son âge.

C'est effectivement "drôle, rafraîchissant" et "bon pour le moral".

 

Un extrait :

- "Son antipathie est devenue une seconde nature, un art de vivre, de survivre même. Oui, survivre, car Ferdinand accepte mal de vieillir. Solitude, déchéance du corps : tout cela le tue à petit feu. La seule activité que Ferdinand ait trouvée pour tromper l'ennui : être méchant, histoire de ne manquer à personne une fois parti."

Une autre critique de ce livre : par Miss Fuji...

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 05:00

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, attirée par le titre et la couverture colorée :

 

Informations pratiques : paru en 2006 . 155 pages

L'auteur : Fernando Trias de Bes est professeur de l'ESADE et de L'Université de Michigan en Sciences de l'Entreprise

 

La 4ème de couverture :

Il était une fois un type commun qui vivait dans un pays aléatoire avec sa femme et leurs deux enfants. Pour payer le crédit du logement familial, il est comptable dans une grande entreprise, ce qui lui prend tout son temps et l'empêche de se consacrer à sa passion de jeunesse, l'étude des fourmis à tête rouge. Une nuit d'insomnie, il fait le bilan de sa vie et en comprend l'absurdité. Mais, que faire ? Ce type commun a alors une idée folle en laquelle personne ne croit : créer une entreprise qui commercialise... du temps. Il va réussir son projet au-delà de toute logique, pour le plus grand bonheur de ses concitoyens, mais il va aussi mettre en échec la société de consommation et toutes les institutions financières, économiques et politiques qui s'en nourrissent. Avec une vision acide et ironique de l'entreprise et du marketing de masse, Fernando Trias de Bes démontre dans cette fable que les hommes sont les moteurs de l'économie et que les produits de consommation pourraient, un jour, devenir leurs armes contre l'irrationalité du système. Ce livre fascinant ne se résume pas à un conte écrit avec intelligence et humour, il permet au lecteur d'acquérir du temps ! Son temps !

 

Mon ressenti :

Le héros de ce roman, TC (Type Commun) vit dans un Pays Aléatoire avec sa femme et ses deux enfants. Comptable dans une grande entreprise il s'est endetté pour 35 ans en achetant un petit appartement et une place de parking, mais rêve d'étudier les fourmis à tête rouge.

Une nuit il fait un bilan de sa vie et réalise qu'il ne pourra pas réaliser son rêve avant 75 ans. Le psychologue chez qui sa femme l'emmène lui prescrit de s'inscrire aux cours à distance de marketing pour entrepreneurs, espérant ainsi lui faire oublier ses fourmis.

Mais TC lit les 278 fascicules, crée sa propre société, dépose un brevet pour vendre du T (temps) en bouteille : 5 minutes de liberté

Les acheteurs se précipitent, son entreprise a du succès. Il emploie d'abord sa famille, puis ses voisins et amis, pour embouteiller le T.

Fier de son succès, il remplace les bouteilles de 5 minutes par des boites de 2 heures, mais la pagaille s'installe dans les entreprises, chacun occupant ses 2 heures de liberté à sa guise. Il passe ensuite aux cubes d'une semaine puis au container de 35 ans... Mais le gouvernement légifère pour l'arrêter...

J'ai aimé cette satire de notre société de consommation, des entreprises et du marketing. TC est encensé au début, hué et condamné à mort ensuite..;

 

Quelques extraits :

- "Sa mission consistait à faire disparaître au fond des armoires et des tiroirs les factures à payer aux fournisseurs ; ceux-ci devaient alors les renvoyer, ce qui permettait d'allonger les délais de paiement".

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  • Mère divorcée, 59 ans, 2 fils, 1 petite-fille et 1 petit-fils. J'adore écrire, dessiner, peindre, photographier, lire, aller au cinéma et au théâtre, voyager, jardiner, planter des graines et les regarder pousser

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Mon blog d'origami modulaire : http://origami-modulaire.over-blog.com/

 

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Participez au jeu Café Thé n° 88 - "Décoller ses timbres..." en cliquant ICI jusqu'au 31 août 2017.

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Sur les petites routes du bonheur...

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Les livres et moi :

Le livre voyageur n° 1 : "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"

Vous êtes 25 à avoir reçu le livre voyageur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" qui a circulé pendant 5 ans, traversé la France de part en part, survolant la Méditerranée, l'Atlantique, une partie du continent Africain et parcouru plus de 36 000 kms !

Pour en savoir plus sur le voyage du livre voyageur, cliquez ICI.

Le livre voyageur n° 2 : "Demain est un autre jour" s'est perdu dès les premiers voyages

Le livre voyageur n° 3 : "Jamais deux sans toi" est déjà allé chez Cathycat, Catiechris, Khanel, Paraty et se trouve chez Mansfield. Il devrait partir ensuite chez Durgalola, puis Erika, Fanfan, Gisèle et Pierrette...

 

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Les communautés que je gère

Les trois communautés de blogs que je gère :

- Embellissons nous la vie

- Douceurs et beautés du Sud-Ouest

- Un pont entre nous

Si vous souhaitez augmenter votre audience et échanger avec d'autres blogueurs ayant les mêmes centres d'intérêt que vous, n'hésitez pas à vous inscrire (en cliquant sur la commu auté choisie et suivant les instructons) et à publier dans ces communautés.

Les blogs à seul caractère commercial sont refusés.