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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 05:00

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, attirée par le titre et la couverture colorée :

 

Informations pratiques : paru en 2006 . 155 pages

L'auteur : Fernando Trias de Bes est professeur de l'ESADE et de L'Université de Michigan en Sciences de l'Entreprise

 

La 4ème de couverture :

Il était une fois un type commun qui vivait dans un pays aléatoire avec sa femme et leurs deux enfants. Pour payer le crédit du logement familial, il est comptable dans une grande entreprise, ce qui lui prend tout son temps et l'empêche de se consacrer à sa passion de jeunesse, l'étude des fourmis à tête rouge. Une nuit d'insomnie, il fait le bilan de sa vie et en comprend l'absurdité. Mais, que faire ? Ce type commun a alors une idée folle en laquelle personne ne croit : créer une entreprise qui commercialise... du temps. Il va réussir son projet au-delà de toute logique, pour le plus grand bonheur de ses concitoyens, mais il va aussi mettre en échec la société de consommation et toutes les institutions financières, économiques et politiques qui s'en nourrissent. Avec une vision acide et ironique de l'entreprise et du marketing de masse, Fernando Trias de Bes démontre dans cette fable que les hommes sont les moteurs de l'économie et que les produits de consommation pourraient, un jour, devenir leurs armes contre l'irrationalité du système. Ce livre fascinant ne se résume pas à un conte écrit avec intelligence et humour, il permet au lecteur d'acquérir du temps ! Son temps !

 

Mon ressenti :

Le héros de ce roman, TC (Type Commun) vit dans un Pays Aléatoire avec sa femme et ses deux enfants. Comptable dans une grande entreprise il s'est endetté pour 35 ans en achetant un petit appartement et une place de parking, mais rêve d'étudier les fourmis à tête rouge.

Une nuit il fait un bilan de sa vie et réalise qu'il ne pourra pas réaliser son rêve avant 75 ans. Le psychologue chez qui sa femme l'emmène lui prescrit de s'inscrire aux cours à distance de marketing pour entrepreneurs, espérant ainsi lui faire oublier ses fourmis.

Mais TC lit les 278 fascicules, crée sa propre société, dépose un brevet pour vendre du T (temps) en bouteille : 5 minutes de liberté

Les acheteurs se précipitent, son entreprise a du succès. Il emploie d'abord sa famille, puis ses voisins et amis, pour embouteiller le T.

Fier de son succès, il remplace les bouteilles de 5 minutes par des boites de 2 heures, mais la pagaille s'installe dans les entreprises, chacun occupant ses 2 heures de liberté à sa guise. Il passe ensuite aux cubes d'une semaine puis au container de 35 ans... Mais le gouvernement légifère pour l'arrêter...

J'ai aimé cette satire de notre société de consommation, des entreprises et du marketing. TC est encensé au début, hué et condamné à mort ensuite..;

 

Quelques extraits :

- "Sa mission consistait à faire disparaître au fond des armoires et des tiroirs les factures à payer aux fournisseurs ; ceux-ci devaient alors les renvoyer, ce qui permettait d'allonger les délais de paiement".

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 05:00

Mon amie Cathycat du blog "La new cathzette" m'a prêté plusieurs romans lors de notre dernière rencontre, dont "Corps et âme" de Franck Conroy.

Informations pratiques : paru en 1993. 683 pages

 

L'auteur : Franck Conroy (1936-2005) a enseigné dans plusieurs universités aux Etats-Unis et publié des nouvelles ainsi que des articles sur la musique

 

La 4ème de couverture :

A New York, dans les années quarante, un enfant enfermé dans un sous-sol regarde les chaussures des passants. Pauvre, sans autre protection que celle d'une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d'un monde inaccessible. Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude va se découvrir lui-même : il est musicien.
Ce livre est l'histoire d'un homme dont la vie est transfigurée par un don. Son voyage, jalonné de mille rencontres, amitiés, amours, le conduira dans les salons des puissants, et jusqu'à Carnegie Hall ...
La musique, évidemment, est au centre du livre - musique classique, grave et morale, mais aussi la pulsation irrésistible du jazz. Autour d'elle, en une vaste fresque foisonnante de personnages, Frank Conroy brosse le tableau fascinant, drôle, pittoresque et parfois cruel d'un New York en pleine mutation.

 

Mon ressenti :

Je ne suis pas passionnée par la musique et je ne suis pas attirée par le piano et pourtant j'ai adoré ce livre, cette histoire d'un enfant prodige.

Tout de suite j'ai accroché avec Claude, enfant enfermé dans un sous-sol à New-York par sa mère pendant que celle-ci travaille.

Cet enfant aurait pu se contenter d'être spectateur et regarder les passants par l'unique fenêtre mais il va devenir acteur de sa vie.

Découvrant un petit piano dans une pièce utilisée comme débarras, il va déchiffrer les secrets de son clavier et entrer dans un petit magasin de musique tout proche pour comprendre à quoi servent les partitions trouvées à l'intérieur. Il va alors rencontrer monsieur Weisfeld qui va se prendre d'amitié pour lui et lui enseigner les bases du solfège et du piano.

Claude est doué et apprend vite. Monsieur Weisfeld va lui faire rencontrer des maestros et l'encourager à persévérer. Al, homme à tout faire dans un bâtiment voisin va l'aider à gagner un peu d'argent.

Passionné et travailleur acharné, Claude, enfant chétif, va grandir et devenir un virtuose. Il obtiendra une bourse pour poursuivre ses études, participera à ses premiers concerts.

Weisfeld sera son professeur mais aussi son mentor, son ami, son père de substitution.

La musique est au coeur de ce roman, qui évoque aussi l'amitié, l'amour, la transmission, le talent, les secrets familiaux, les mutations immobilières à New-York.

J'étais près de Claude, l'écoutant jouer, le regardant évoluer, improviser, oser... 

Merci Franck Conroy de nous avoir offert ce si beau livre !

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 05:00

En mai j'ai lu ces livres :

"La zone d'intérêt" de Martin AMIS (emprunté à la médiathèque)

L'auteur : Martin Amis est un romancier Anglais, maître dans l'art de questionner notre morale et les excès de l'Occident.

Informations pratiques : paru en 2015. 405 pages

 

La 4ème de couverture :

La météorologie du coup de foudre ou comment faire basculer l’ ordre dans un système allergique au désordre.
Comment explorer à nouveau la Shoah sans reprendre les mots des autres ? Comment oser un autre ton, un regard plus oblique ? En nous dévoilant une histoire de marivaudage aux allures de Monty Python en plein système concentrationnaire, Martin Amis remporte brillamment ce pari. Une manière habile de caricaturer le mécanisme de l’horreur pour le rendre plus insoutenable encore.

 

Mon ressenti : J'ai lu ce livre jusqu'au bout en ayant plusieurs fois envie de m'arrêter.

Ce roman se déroule pendant la seconde Guerre mondiale dans un camp d'extermination double d'Auschwitz, avec trois personnages principaux qui alternent la narration, et donc les points de vue :

- Paul Doll, le commandant du camp, double de Rudolph Höss, un fonctionnaire allemand, exécuteur avec 2 buts : éliminer le maximum de déportés et retrouver les grâces de sa femme, Hannah

- Szmul, un détenu juif double de ces millions de malheureuses victimes de cette haine sans limite. C'est le sonderkommando le plus triste du monde qui espère en se faisant remarquer le moins possible, vivre suffisamment longtemps pour témoigner de ce qu'il a vu.

- Angelus, neveu de Borman, a pour mission de faire tourner la machine de guerre , en utilisant les déportés dans son usine (Auschwitz est une zone d'interêt et doit être rentable à tout point de vue). Il n'a qu'un but : trousser le plus de femmes possible jusqu'à ce qu'il tombe amoureux d'Hannah, la femme du commandant.

Pendant que des milliers d'êtres humains sont exterminés, les officiers et exécuteurs Allemands boivent, mangent, assistent à des concerts et des pièces de théâtre, entre deux "arrivages".

J'ai été jusqu'au bout pour voir où l'auteur voulait nous emmener, mais je n'ai pas compris.

Même l'ébauche d'histoire d'amour entre Angelus et Hannah ne se concrétise pas.
Les faits racontés sont véridiques et effroyables. Et l'écriture est perturbante avec une débauche de termes allemands, pour désigner l'anatomie féminine aussi bien que les rôles de chacun.

Bref, un livre glaçant.

 

- "Un ange cornu avec des ailes de tôle" de Michel Tremblay (prêté par Cathycat du blog "La new cathzette"

 

 

L'auteur : Michel Tremblay est un écrivain Québécois auteur d'une quarantaine de romans.

Informations pratiques : paru en 2000. 285 pages

 

La 4ème de couverture :

Dans le Montréal populaire des années cinquante, Michel Tremblay, par la magie des mots et le jeu des signes, découvrait qu'au fond des livres bat le coeur du monde. Dans la compagnie de SaintExupéry, Eschyle, Jules Verne, Victor Hugo, Gabrielle Roy, il entrait en littérature - avec la complicité de sa mère, cette Rhéauna aux reparties si savoureuses qui allait devenir la Grosse femme des Chroniques du Plateau Mont-Royal. Après les Vues animées et Douze coups de théâtre, voici donc Un ange cornu avec des ailes de tôle, troisième tome des souvenirs de Michel Tremblay. Et ainsi se poursuit et s'amplifie, à travers la mémoire, un véritable chant d'amour à l'unique passion d'une vie : les livres.

 

Mon ressenti :

La découverte de la littérature par un enfant québécois m'a intéressée, et rappelé mes propres découvertes, et ma soif absolue de lecture.

 

Ses relations avec sa grand-mère paternelle qui lit beaucoup elle aussi et sa mère sont bien campées.

J'ai quand même trouvé des longueurs...

 

Un extrait :

Qui n'a jamais lu une histoire à sa grand-mère le jour de ses neuf ans ne connait rien du bonheur !

 

 

 

 

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 05:00

 

 

J'ai acheté ce livre au salon "Les pages du Bassin" fin mai, intriguée par le titre, mais l'auteur n'étais pas présent pour me le dédicacer...

 

 

L'auteur : David Lelait-Helo, écrivain Français a écrit plusieurs romans ("Poussière d'homme", "Sur l'épaule de la nuir", ...) et des biographies de célébrités (Maria Callas, Edith Piaf, Romy Schneider, Barbara, Dalida, Vanessa Paradis...)

 

Informations pratiques : paru en 2016. 212 pages

 

La 4ème de couverture :

Dès l’enfance, Milou a des ambitions qui ont de quoi surprendre. Dans la cour de récréation, ce drôle de petit garçon aime jouer à la princesse, et faire de ses copines ses soldats. Il s’imaginera aussi un destin dans la peau d’un monstre orange, le Casimir de L’île aux enfants, avant de se mettre en tête qu’il est la plus puissante des reines d’Égypte.
Mais quand il a treize ans, une voix fait chavirer tous ses projets. Celle de Nana Mouskouri. C’est décidé : il sera cette femme-là !
Que d’embûches… Car Milou n’est pas grec, il ne porte ni lunettes ni longue robe pailletée, il ne sait pas chanter et, pire que tout, il découvre, effaré, qu’il est un garçon. Pourtant, Milou a plus d’un tour dans son sac…
Son truc à lui, au fil des années, jusqu’au soir de ses quarante ans, c’est de défier le réel pour suivre son rêve. Un rêve qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé…

Le récit d’un homme qu’un rêve d’enfance a guidé et sauvé de tout. David Lelait-Helo pose la question de la construction de soi au fil de l’enfance et de l’adolescence. Il nous parle de notre quête d’idéal, de notre part de rêve, de la complexité de notre identité, mais aussi du jeu trouble de l’identification du fan avec la star.

 

Mon ressenti :

Milou est un petit garçon différent des autres, avec une sensibilité à fleur de peau, et un rêve peu commun : devenir la chanteuse de variété dont il se sent très proche : Nana Mouskouri.  L'amour pour sa grand-mère, Mamie Aimée, et pour sa chanteuse, dont il connait tout et qu'il va apprendre à imiter, vont le façonner, donner un sens à sa vie. "Vous écrivez si bien" lui dira un jour Nana...

Ce livre est bien écrit, émouvant et porteur d'espoir : une incitation à vivre ses rêves même les plus fous...

J'ai aimé la relation fusionnelle entre Milou (David) et sa grand-mère, aussi belle que celle de Jade et sa grand-mère ("La grand-mère de Jade"), l'art de Milou pour faire rêver les autres (surtout les filles), son entêtement pour imiter puis rencontrer et devenir ami avec sa chanteuse.

 

Un extrait :

"J'étais le garçon que les filles se disputaient, non pas qu'elles souhaitent me faire des bisous dans les buissons mais plutôt parce que j'inventais des mondes et des rêves qui les attiraient. d'un geste ample, avec trois mots, je plantais des soleils dans le gris de notre récréation, dans la cour je recréais l'univers, leur donnais à voir des palais aux jardins de millions de fleurs, à croire en des trésors scintillants de perles et de diamants, en des princes et princesses beaux à se damner".

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 07:50

Ce livre m'a été prêté par mon amie Cathycat du blog "La new cathzette".

L'auteur : Franck Thilliez, ancien ingénieur en nouvelles technologies est l'auteur de nombreux romans à succès.

Informations pratiques : roman sorti en 2015, collection Pocket. 694 pages

 

 

La 4ème de couverture :

Comme chaque matin, Amandine a quitté sa maison de verre pour les locaux de l'Institut Pasteur. Mais ce matin-là est particulier. Appelée pour des prélèvements à la réserve ornithologique du Marquenterre, la microbiologiste est déconcertée : trois cadavres de cygnes gisent sur une étendue d'eau. 
En forêt de Meudon, un homme et son chien ont été abattus. Dans l'étang tout proche, un sac de toile contenant des ossements : quatre corps en kit. 
Et pendant ce temps, une grippe à la souche non identifiable vire à l'épidémie et fauche jusqu'aux plus robustes du quai des Orfèvres, mettant à l'épreuve Franck Sharko et Lucie Henebelle... 

 

Mon ressenti :

L'histoire débute dans une cellule de veille épidémiologique  l'Institut Pasteur avec une alerte sanitaire : des cygnes morts ont été découverts en Baie de Somme, dans une réserve pour oiseaux. Amandine part sur place.

En parallèle Sharko et Lucie Henebelle, inspecteurs au 36 quai des Orfèvres à Paris démarrent une enquête sur le meurtre d'un promeneur et son chien sauvagement assassinés. . Ils vont découvrir des ossements dans un sac, tandis que leurs collègues sont peu à peu décimés par la grippe.

Les scientifiques et la Crim vont collaborer car le virus de la grippe qui touche oiseaux et humains est inconnu, et lié aux meurtres. L'épidémie s'installe tandis que les enquêteurs recherchent un homme oiseau aux griffes acérées et le commanditaire, l'homme en noir.

J'ai aimé les personnages peu ordinaires : Amandine qui vit dans une maison labyrinthe pour protéger Phong son mari que tout microbe peut anéantir, Sharko, flic sans peur aux méthodes peu orthodoxes mais efficaces.

L'histoire rappelle celle de la grippe aviaire de 2009 et de vieux mythes, des peurs ancestrales.

Difficile de s'arrêter une fois que l'on est entré dans ce roman. Plus j'avançais plus je découvrais des raisons de m'inquiéter pour les héros.

J'ai appris beaucoup de choses sur les systèmes de veille épidémiologique, la grippe aviaire et le darknet, sous ensemble d'internet qui permet de communiquer et d'échanger de façon anonyme, des contenus la plupart du temps illégaux... Effrayant !

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 05:00

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, attirée par le titre et la couverture...

Informations pratiques : roman d'Eric-Emmanuel Schmitt, paru en avril 2012 aux Editions Albin Michel. 115 pages. 12 €

 

 

La 4ème de couverture :

Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.
Dans la veine d’Oscar et la dame rose, de Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ou de L’Enfant de Noé, Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus est le sixième récit du Cycle de l’Invisible.

 

 

Mon ressenti :

J'ai tout de suite apprécié la rencontre entre le narrateur, homme d'affaires cultivé, et Madame Ming, dame pipi dans le Grand Hôtel de Yunhai en Chine.

Madame Ming se plait à décrire ses dix enfants, parfaits et imparfaits à la fois.

Parmi eux, j'ai particulièrement apprécié Ting Ting, l'aînée, dépositaire et scénariste du secret de sa mère et Wang qui fabrique des jardins chimériques, des jardins de mots, en fonction des goûts de ses clients : disposition, odeurs, couleurs, tout est soigneusement préparé.

 

 

Quelques extraits :

  • La tête ronde d'une couleur écarlate, des plis nets sur la peau, des dents aussi fines que des pépins, Madame Ming évoquait une pomme mûre, sinon blette, un brave fruit, sain, savoureux, pas encore desséché. Mince, son corps semblait une branche souple. Sitôt qu'elle s'exprimait, elle s'avérait plus acidulée que sucrée car elle distillait à ses interlocuteurs des phrases aigrelettes qui piquaient l'esprit

 

  • L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la tient.

 

  • Choisissez un travail qui vous passionne et vous n'aurez pas travaillé un seul jour de votre vie.

 

  • Le sage décèle en lui la cause de ses travers; le fou en accuse les autres.

 

  • L'homme supérieur se montre amical sans familiarité ; l'homme vulgaire se montre familier sans amitié.

 

  • Accomplir un acte remarquable vaut mieux que d'être remarqué.

 

  • C'est l'imagination qui singularise, l'imagination qui arrache à la banalité, à la répétition, à l'uniformité.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 05:00

"Le mois des papillons" d'Ariella Kornmehl m'a été prêté par mon amie Cathycat du blog "La new cathzette"

 

Informations pratiques : paru en juin 2010 aux Editions Actes Sud. 217 pages

La 4ème de couverture :

Joni, la narratrice de ce roman, est médecin. Après un grave traumatisme affectif, elle quitte l’Europe et choisit l’Afrique du Sud pour s’éloigner à jamais des siens. Là, elle trouve un poste aux urgences d’un hôpital de Johannesburg et s’installe dans une villa à l’extérieur de la ville. Dès son arrivée dans cette maison, Zanele, une femme zouloue, s’impose auprès d’elle en tant que gouvernante. Ainsi, dans ce pays où les haines raciales sont encore d’une extrême violence, les deux femmes apprennent à vivre ensemble. Curieuses l’une de l’autre, elles partagent une véritable intimité, une complicité qui cesse néanmoins dès qu’elles quittent la maison, car sous le regard des autres Zanele ne connaît plus Joni.
Entre ses services à l’hôpital, face aux plus dures réalités de la société sud-africaine, les risques qu’elle court au volant de sa voiture et ses longues nuits d’insomnie, Joni mesure sa solitude.
Pourtant, avec Zanele et ses enfants, elle a parfois l’illusion de former une étrange famille et, l’espace d’un instant, dans la lumière du mois des papillons, alors que le jardin s’éclaire d’une pluie merveilleusement fleurie, elle peut se croire réconciliée avec la vie. Mais le “Dieu de l’Afrique” en a décidé autrement…
 
OEuvre singulière d’une force peu commune, Le Mois des papillons semble de prime abord nous entraîner dans un huis clos intimiste propice aux confidences sentimentales. Mais c’est pour mieux nous confronter, avec un réalisme sans concession, à l’impitoyable rigueur de l’ordre du monde.

 

Mon ressenti : Joni, la narratrice, Médecin en Afrique du Sud nous fait partager sa vie en solitaire aux côtés de Zanele, une femme zoulou qui entretient sa maison et prépare ses repas. Les portraits de ces deux femes très différentes mais attentives l'une à l'autre sont intéressants.Ce livre est très dur, surtout la fin.

 

"Un week-end en famille" de François Marchand, emprunté à la médiathèque.

Informations pratiques : paru en juin 2012 aux Editions Cherche midi. 112 pages

La 4ème de couverture :

Faire la connaissance de ses beaux-parents n’est jamais chose facile. Surtout s’ils habitent en Samouse, région que le jeune marié va apprendre à connaître le temps d’un week-end interminable.

Dès le vendredi soir, il lui est évident que cela se passera mal. Mais jusqu’à quel point ?
Et l’impulsivité dont il fera preuve est-elle due à son état psychologique déjà bien dégradé ou à la rencontre de plein fouet avec la diabolique Samouse ?
Son objectif de départ – limiter les dégâts – finira par faire place à une exaltation mystique qui culminera le dimanche, jour du Seigneur.

Un roman désopilant, un jeu de massacre permanent où tous les mauvais sentiments sont mis à l'honneur.

Mon ressenti : J'ai lu ce livre de 100 pages en un après midi. Ce Parisien imbu de lui même et qui ne respecte personne, même pas sa femme est antipathique. Invité chez ses beaux-parents qu'il n'a jamais rencontrés. Il se heurte très vite avec Maurice, son beau-père.

J'ai ri à l'évocation des vide-greniers qu'il appelle "vide-poubelles" , l'attirance de sa femme pour les magasins Ikea, ou son achat d'une maison à crédit dans un lotissement perdu,

mais moins lorsqu'il emboutit les voitures des oncles et cousins de sa femme et que ceux-ci entreprennent une chasse à l'homme armés de fusils de chasse

J'imagine bien un film avec Albert Dupontel dans le rôle du narrateur

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 05:00
Un nouveau livre voyageur : "Jamais deux sans toi"...

Mon 1er livre voyageur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" a eu beaucoup de succès.

Vous êtes 25 à l'avoir reçu. Il a circulé pendant 5 ans, traversé la France de part en part, survolant la Méditerranée, l'Atlantique, une partie du continent Africain et parcouru plus de 36 000 kms !

Le second "Demain sera un autre jour" a eu beaucoup moins de chance : il s'est perdu à la quatrième étape.

J'ai bien aimé "Jamais deux sans toi", lu en février, et vous propose de le découvrir à votre tour si vous en avez envie. Il suffit de vous inscrire sous cet article.

La première à le lire a été Cathycat. La suivante sera Catiechris, puis Khanel, Paraty, Renée, Mansfield et Durgalola.

 

Les seules obligations sont : lire le livre (ou sinon l'envoyer rapidement au suivant), donner son ressenti sur les pages de garde, le transmettre au suivant sur la liste et me tenir informée de sa réception puis de son envoi...

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 05:00

J'ai lu et adoré plusieurs romans de Gilles Legardinier dont je vous ai déjà parlé ici : "Demain, j'arrête", "Complètement cramé", "Et soudain tout change", "Quelqu'un pour qui trembler", "Ca peut pas rater".

Je vous ai parlé aussi de son dernier roman paru en octobre 2016 : "Le premier miracle", thriller scientifique qui m'a moins passionnée.

"L'exil des anges" est un des premiers romans de cet auteur, paru en 2009. C'est un mélange de thriller et de fantastique.

La 4ème de couverture :

Ils ne se connaissent pas, mais un même rêve leur a donné rendez-vous dans une mystérieuse chapelle des Highlands en Écosse. Valeria, Peter et Stefan ignorent qu'ils sont la preuve vivante d'une découverte révolutionnaire sur les arcanes de la mémoire faite vingt ans plus tôt par deux scientifiques disparus. Une découverte que beaucoup voudraient s'approprier – à n'importe quel prix. Pour échapper à ceux qui les traquent, ils n'ont pas d'autre choix que de remonter à l'origine du secret dont ils sont les ultimes gardiens. Leurs souvenirs sont des sanctuaires. À eux d'en trouver les clés...

 

Mon ressenti :

Un couple de savants, les Destrel sont assassinés dans un aéroport. Ils avaient fait une découverte scientifique importante, et avaient des services secrets à leurs trousses, et le capitaine Gessner.

20 ans plus tard, Valeria, étudiante Espagnole et Peter, étudiant Hollandais se rencontrent dans une petite ville d'Ecosse. Tous les deux rêvent depuis quelques mois d'une étrange chapelle et n'ont de cesse de la retrouver. 

La chapelle a été engloutie par les eaux. Valeria et Peter plongent et découvrent une mallette. Stephan, un troisième larron qui a rêvé lui aussi de la chapelle leur vole la mallette. Les trois jeunes gens vont s'allier pour comprendre ce qui leur arrive.

Valeria est enlevée par d'étranges scientifiques qui veulent s'approprier la découverte des Destrel sur les transferts de mémoire.

J'ai lu le livre, sans sauter de page mais sans vrai plaisir.

Les personnages sont assez plats : je ne me suis pas attachée à eux, et l'histoire ne m'a pas convaincue.

 

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 05:00

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque, non pas pour le titre ou la couverture mais parce qu'il a été écrit par une des co-auteurs du roman que j'avais beaucoup apprécié "Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates".

Il est sorti en 2015 et fait plus de 600 pages.

 

La 4ème de couverture :

Ce n'était pas le projet estival dont Layla avait rêvé. Rédiger l'histoire d'une petite ville de Virginie-Occidentale et de sa manufacture de chaussettes, Les Inusables Américaines.

Et pourtant...

Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d'une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L'été s'annoncelesquels e mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez qui elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a... La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l'enfance... La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu'elle aimait... Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l'existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

 

L'auteur :

Annie Barrows est née en 1962 en Californie. Après avoir écrit avec sa tante Mary Ann Shaffer Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, au succès international, elle signe Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables. Elle a également publié de nombreux livres jeunesse. Mariée et mère de deux enfants, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture.

 

Mon ressenti :

Layla Beck, fille d'un sénateur fortuné a refusé d'épouser le garçon proposé par celui-ci. Elle est alors contrainte par lui de travailler pour le Federal Writer's Project, un projet subventionné par Washington pour encourager et soutenir l'écriture, parmi ceux mis en place par Roosevelt après la crise de 29.

Sa mission est de rédiger la chronique de Macédonia, petite ville de Virginie pour le cent-cinquantenaire de sa fondation, mandatée par ses notables désireux d'entrer dans l'Histoire. Elle est logée chez les Romeyn, dont le père a dirigé la manufacture des Inusables Américaines, famille peu ordinaire.

J'ai beaucoup aimé ce livre raconté tantôt par Willa Romeyn, 12 ans, tantôt par sa tante Jottie et tantôt par Layla.

Si vous avez aimé "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", vous devriez aussi aimer comme moi ce roman et ses personnages attachants.

J'ai pleuré et j'ai ri. Je me suis sentie proche de ces femmes et filles.

 

Quelques extraits :

  • "Elle avait une jambe plus courte que l'autre, et quand elle marchait, on aurait dit deux moitiés de personnes qu'on aurait cousues ensemble. Deux demi-personnes qui ne s'aimaient pas beaucoup".
  • "Parker Davies était habillé comme pour se rendre à la banque. En fait, avec son costume et son chapeau gris , on aurait dit un bout de la façade d'une banque parti en promenade".
  • "La notion de temps s'estompait, le dimanche ; il s'étirait, telle une longue bande élastique, si bien qu'à deux heures on ne savait plus qu'en faire, tellement il en restait".
  • "On ne parvient jamais à se faire une idée de la vérité d'autrui. On s'applique à se forger une idée définitive et on finit par s'étrangler avec le noeud qu'on a tissé soi-même".
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Le livre voyageur n° 1 : "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"

Vous êtes 25 à avoir reçu le livre voyageur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" qui a circulé pendant 5 ans, traversé la France de part en part, survolant la Méditerranée, l'Atlantique, une partie du continent Africain et parcouru plus de 36 000 kms !

Pour en savoir plus sur le voyage du livre voyageur, cliquez ICI.

Le livre voyageur n° 2 : "Demain est un autre jour" s'est perdu dès les premiers voyages

Le livre voyageur n° 3 : "Jamais deux sans toi" est déjà allé chez Cathycat, Catiechris et se trouve chez Khanel...

 

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