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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 05:00

J'avais lu une bonne critique de ce roman sur le blog de Manou, ce qui m'a incitée à l'emprunter à la médiathèque lorsque je l'ai vu parmi les nouveautés.

 

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Informations pratiques :Roman d'Anne Tyler, paru aux Editions "Phébus", en mars 2020. 170 pages. 18 €.

 

La 4ème de couverture :

Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée – jusqu’au jour où il trouve Brink Adams qui l’attend sur le pas de sa porte.

Car l’adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l’homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction

Prix Pulitzer, finaliste du Booker Prize, Anne Tyler est une figure majeure des lettres américaines, dont le style irrésistible et piquant fait encore une fois des merveilles, ici.

 

 

Mon ressenti :

Ce roman se déroule de nos jours, à Baltimore, aux Etats-Unis.

Micah mène une vie bien réglée, entre son emploi de "concierge-facilitateur" dans son immeuble qui lui permet de disposer d'un logement gratuit et sa petite entreprise de dépannage informatique "Techno-crack". Son appartement est propre et bien rangé, et ses activités ménagères réalisées selon un programmation bien rodée, contrairement à ceux des autres membres de sa famille.

Il a suivi des études d'informatique, inventé un logiciel dont il s'est fait déposséder, écrit un manuel d'informatique, est doué, mais n'utilise que partiellement ses talents.

Il ne s'écarte pas du chemin qu'il s'est tracé et qu'il suit scrupuleusement. Il a une relation avec Cass, institutrice en CM1, mais ne s'engage pas, ne se bat pas lorsque Cass le quitte.

L'irruption de Brink, un adolescent en fugue qui le prend pour son père biologique, va bousculer sa vie et l'amener à se poser des questions sur sa vie, et enfin agir.

J'ai trouvé intéressant le personnage de Micah, parfois égoïste et parfois généreux, un peu trop "fée du logis".

Ce roman est bien écrit mais ce n'est pas un coup de coeur car je n'ai pas vraiment ressenti d'émotion en le lisant.

 

Manou était plus enthousiaste que moi pour ce roman :

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 05:00

Il y a des bugs sur Overblog (hébergeur de ce blog) depuis le début de l'année.

Si vous n'arrivez pas à déposer un commentaire, vous pouvez aller le faire sur mon second blog, sur Eklablog, en cliquant ICI, ou bien utiliser un autre navigateur (cela fonctionne sur Edge et sur Firefox) :

Je fréquente le blog de Carine-Laure Desguin depuis une dizaine d'années. Carine-Laure Desguin" aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise" ... Elle habite Charleroi, en Belgique, est infirmière à domicile, s'intéresse à la psychologie et a déjà écrit plusieurs romans ("Rue Baraka", "Putain de Pays Noir"). Elle est l'une des organisatrices du Salon du Livre de Charleroi, et a déjà publié de nombreux textes et poésies dans différentes revues littéraires.

 

J'ai lu et apprécié quelques uns de ses textes et elle m'a envoyé son livre, dédicacé. En échange je vais lui crocheter une casquette car elle les adore.

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Informations pratiques :

Roman de Carine-Laure Desguin, paru aux Editions "Le lys bleu", en mars 2020. 264 pages. 19 €.

 

La 4ème de couverture :

Maubeuge. Michel Garnier, un enfant du pays devenu un écrivain à succès meurt d’une façon inopinée. Olivier Garnier, son fils, ne tarde pas à vendre les derniers livres de la bibliothèque personnelle de son père, auteur de plusieurs best-sellers. Jenny Dalooz, une jeune enseignante d’une trentaine d’années acquiert les livres de Michel Garnier dont elle était secrètement amoureuse. Entre les pages d’un des livres, Jenny Dalooz découvre un ticket de caisse sur lequel quelques mots sont griffonnés. Elle a alors l’intime conviction que la mort de Michel Garnier n’est pas accidentelle.

 

Mon ressenti :

Ce roman se déroule de nos jours, à Maubeuge.

Jenny Dalooz, professeur intérimaire de physique-chimie était une grande admiratrice de Michel Garnier, écrivain célèbre, qui vient de mourir d'une crise cardiaque. Elle achète à son fils les derniers livres de l'auteur à succès, et découvre un message dans  l'un d'eux. Alors elle se lance dans une enquête pour découvrir si Michel Garnier a été assassiné ou pas. Elle appelle à la rescousse ses deux parrains de coeur, Tonton et Tontaine, ainsi que sa cousine, la commissaire Xavière Delestienne. Et les meurtres vont se multiplier à Maubeuge.

J'ai apprécié les personnages, l'intrigue qui se tient, mais surtout le style de l'auteur. Les chapîtres sont courts. Il y a de l'action, un peu de sexe, de la fraîcheur et de l'humour.

Carine-Laure a une poésie bien à elle pour décrire et faire vivre ses personnages. J'ai parsemé son roman de nombreux papillons de papier, pour pouvoir retrouver les passages qui m'ont plu. Vous en verrez certains dans les extraits. 

J'ai aimé découvrir Maubeuge dans ses pages.

En la lisant, j'ai pensé à Boris Vian, pour ses descriptions, et aussi parfois à San-Antonio, pour sa gouaille.

J'ai passé un excellent moment avec Jenny, avec dans un petit coin de la tête la chanson de Zaz qui la poursuit, "La fée", et une envie de goûter ses bêtises à la pomme verte. Un seul regret : Tonton et Tontaine auraient mérité plus de place dans son roman...

Carine-Laure, "Moi aussi j'ai une fée chez moi"...

 

Quelques extraits :

- La nuit a replié ses ailes et baissé son thermostat, les soirées d'avril sont encore assez fraîches

- Oui, si vous voulez, marmonne-t"elle entre ses petites dents bien blanches, régulières comme un groupe de premières communiantes debout et droites devant l'autel

- Le hasard existe-t'il ? Comment s'habille-t'il ? De quel sourire maquille-t'il la destinée ? Donne-t'il un coup de pied à la grande horloge du temps ? Certains jours, on est en droit de se le demander, non ?

- La cartomancienne ressemble, avec sur le tissu de sa robe des taches jaunes et noires toit étirées, plus à une salamandre qui aurait grossi trop vite qu'à une cartomancienne susceptible de bondir dans le futur

- A ce moment-là, Jenny sent sa respiration se bloquer et son coeur frapper très fort, comme s'il allait sortir de sa poitrine.

- Les rayons du soleil se tapent sur son visage et il clignote des paupières

- Alors à ce moment précis, c'est comme dans un film vers la fin de l'histoire. Sauf que dans les films, il y a toujours une musique qui vous soulève le coeur et vous fait gonfler vos paupières. Juste comme ça, pour que des petites larmes s'échappent et prennent leur liberté.

 

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7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 05:00

J'ai emprunté ce livre de Jojo Moyes à la médiathèque, en même temps qu'un autre de ses romans : "Les yeux de Sophie" car c'est un auteur que j'apprécie. 

Informations pratiques :

Roman de Jojo Moyes, paru aux Editions "Milady", en 2019. 597 pages. 19,50 €.

 

L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex. Elle a déjà publié : "Avant toi", "Après toi", "Jamais deux sans toi", "La dernière lettre de son amant", "Sous le même toit" (livre voyageur), "Après tout",  "Paris est à nous", "Les yeux de Sophie"...

 

La 4ème de couverture :

Alice a soif d'aventures et se sent à l'étroit dans la bonne société anglaise. Aussi s'empresse-t-elle d'épouser le bel Américain qui succombe à son charme, saisissant l'occasion d'un nouveau départ. Mais le rêve américain est mis à rude épreuve dans la petite ville du Kentucky où elle atterit, et les désillusion de la vie conjugale ne se font pas attendre. Lorsqu'un projet de bibliothèque itinérante voit le jour, Alice se porte volontaire : c'est l'occasion rêvée d'échapper à son quotidien étouffant. Elle se lie alors d'amitié avec quatre bibliothécaire, parmi lesquelles la fascinante Margery, qui n'a peur de rien ni de personne. Ensemble, elles sillonnent à cheval les montagnes du Kentucky pour apporter des livres dans les zones les plus reculées, bravant tous les dangers. Mais s'il y a bien une chose dont ces porteuses d'histoires ne manquent pas, c'est de courage.

Un roman profondément émouvant sur l'épopée de la culture et l'émancipation féminine.

 

Mon ressenti :

Jojo Moyes nous conte dans ce roman la vie dans le Kentucky en fin des années 1930, et notamment de la bibliothèque itinérante à cheval, tenue par des femmes très courageuses (bibliothèque ayant vraiment existé de 1936 à 1943).

Alice est une jeune Anglaise qui vient d'épouser un bel Américain, Bennett Van Cleve, et s'installe chez lui dans le Kentucky rural. Elle déchante très vite car ils vivent chez le père, aussi riche qu'odieux. Elle se porte volontaire pour travailler dans la nouvelle bibliothèque itinérante, qui va porter des livres dans lez zones les plus rurales.

Elle va se lier d'amitié avec les autres bibliothécaires : Margery la rebelle, Beth, Izzy et Sophia.

Les débuts, à dos de cheval, dans des zones montagneuses et escarpées, avec des conditions climatiques difficiles : neige, inondations, et des "clients" parfois hostiles et misogynes, sont difficiles.

J'ai aimé les personnages de ce roman, surtout Alice et Margery, et aussi leurs compagnons : Fred et Sven, les efforts des bibliothécaires pour faire circuler la lecture, le courage de ces femmes.

 

Cette bibliothèque itinérante m'a rappelé le bibliobus de mon enfance, dans les années 1950-1960. Le bibliobus était un service de bibliothèque ambulante, en milieu rural. Il desservait les petits villages une fois par semaine, apportant des romans et bandes dessinées disposés sur ses rayonnages, à l'intérieur de la camionnette. Le choix était restreint, mais son passage était un moment de bonheur...que vous avez peut-être utilisé vous aussi

 

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 05:00

J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "Masse critique", organisée par Babelio en juin 2020.

Merci à Babelio et aux Editions Nanika pour cet envoi.

Informations pratiques : guide culturel paru en janvier 2020, aux éditions Nanika. 142 pages. 15 €.

 

 

La 4ème de couverture :

L’Afrique du Sud est un pays à la fois bien connu et complètement méconnu du grand public. On connaît l’apartheid, les safaris et leurs lions, Joahnnesburg (qui, non, n’est pas la capitale), Nelson Mandela, la Coupe du monde (rugby et foot), Sowetho. Mais on oublie souvent les rites xhosas ou zoulous, l’ubuntu, le pap, la fierté des Khoi-khoi, la vie des fermiers, les guérisseurs, l’univers underground de Johannesburg… et tant d’autres.
Camille Hinas est arrivée en Afrique du Sud en 2017. Dans ce livre, elle vous emmène à la rencontre de ce pays fascinant, de son peuple, de son histoire et de son quotidien. Qui sont les Khoisans et les Bantous ? Qu’est-ce qu’une sangoma ? Comment est fait le morogo wa diwana ? Quels sont les enjeux sociaux auxquels doit faire face aujourd’hui la Rainbow Nation ? Et au niveau environnemental, comment protéger ce patrimoine naturel incroyable ? Ce guide culturel vous offre un panorama complet de tous ces petits quelque chose qui font l’âme de l’Afrique du Sud. Vous n’y trouverez pas de bonnes adresses ni d’itinéraires mais une rencontre humaine avec un pays et ses habitants, un guide personnel et engagé qui donne à voir la nation arc-en-ciel au-delà des clichés, un portrait honnête, sans artifice ni simagrée, à la fois beau et tragique, lourd et léger, plein d’espoir mais aussi de doutes, sauvage et urbain… à l’image de l’Afrique du Sud.

 

Mon ressenti :

Ce petit guide sur l'Afrique du Sud, dans la collection : "Quelque chose de", est découpé en 5 parties : histoire, religions et croyances, gastronomie, patrimoine culturel et naturel, et au quotidien.

Il est parsemé de photos, de dessins aquarellés et de QR codes pour écouter des musiques ou regarder des vidéos.

Il offre une première vision, assez complète du pays et s'adresse avant tout aux jeunes désireux d'en apprendre plus avant de visiter le pays. Il y a des conseils et des astuces utiles, mais c'est plus un guide culturel qu'un guide touristique.

Ayant visité l'Afrique du Sud en 2013, j'espérais en apprendre plus, découvrir d'autres lieux qui m'auraient donné envie d'y retourner, revoir la faune et la flore que j'avais appréciés.

Cela m'a surtout donné envie de feuilleter mon livre-photo sur mon voyage, et de revoir mes articles.
 

"Quelque chose d'Afrique du Sud" de Camille Hinas...

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 05:00

J'ai emprunté ce livre de Jojo Moyes à la médiathèque, car c'est un auteur que j'apprécie. 

Informations pratiques :

Roman de Jojo Moyes, paru aux Editions "Milady", en 2017. 562 pages. 18,90 €.

 

L'auteur : Jojo Moyes est romancière et journaliste. Elle vit en Angleterre dans l'Essex. Elle a déjà publié : "Avant toi", "Après toi", "Jamais deux sans toi", "La dernière lettre de son amant", "Sous le même toit" (livre voyageur), "Après tout" et "Paris est à nous"...

 

La 4ème de couverture :

 « J’ai cru que c’était la fin du monde. Que rien de bon ne pourrait plus m’arriver. Je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je ne voulais plus voir personne. Mais j’ai survécu. Contre toute attente, j’ai fini par surmonter l’insurmontable et, petit à petit, la vie m’a paru vivable. »

1916. Sophie veille sur sa famille en zone occupée pendant que son mari se bat sur le front. Quand un officier allemand pose les yeux sur le portrait qu’Édouard a fait de son épouse, une dangereuse obsession naît, qui amènera Sophie à prendre une terrible décision.
Un siècle plus tard, à Londres, Liv reçoit ce portrait comme cadeau de mariage avant de perdre l’homme qu’elle aime. Une rencontre pleine de promesses lui permet alors de prendre conscience de la véritable valeur du tableau. À mesure qu’elle découvre le passé trouble du portrait, la vie de Liv est bouleversée une nouvelle fois, et il lui semble que son destin est étrangement lié à celui de Sophie. 

 

 

Mon ressenti :

Ce roman se déroule sur deux périodes, autour de deux femmes.

Nous découvrons d'abord Sophie, en 1916. Elle vit en France, à Saint-Peronne, en zone occupée, où elle tient l'auberge familiale "Le coq rouge" avec sa soeur Hélène. Son mari, Edouard, se bat sur le front. Avant la guerre, il était peintre, élève de Matisse, et avait peint un superbe portrait de Sophie. L'auberge est réquisitionnée par les Allemands et le Kommandant de la division s'intéresse à ce tableau et à Sophie.

Sophie est une jeune femme courageuse, généreuse, inventive, dévouée à ses proches et prête à tout pour sauver Edouard, son mari adoré.

 

A Londres, en 2006, nous faisons connaissance avec Liv. Elle a perdu son mari adoré, David, architecte talentueux qui lui avait offert le portrait : "Les yeux de Sophie". Liv n'arrive pas à faire son deuil, jusqu'au jour où elle rencontre Paul dans un bar gay. Problème : Paul, ancien policier, travaille pour une société qui recherche les tableaux et objets volés pendant la guerre pour les restituer à leurs propriétaires.  Le tableau, "Les yeux de Sophie" est réclamé par la famille d'Edouard mais Liv va se battre pour le garder. Les recherches des différents protagonistes vont permettre de découvrir ce qu'il est arrivé à Sophie. Liv est aussi entêtée que Sophie.

 

L'intrigue autour de ce tableau est prenante et les personnages féminins sont attachants, surtout Sophie, lumineuse.

 

 

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8 juillet 2020 3 08 /07 /juillet /2020 05:00

J'avais lu de bonnes critiques sur ce livre, et je l'ai acheté en librairie lors de ma balade à Périgueux.

 

Informations pratiques : paru en août 2019 aux éditions "Albin Michel". 251 pages. 18,90 €

 

L'auteur : c'est le premier roman de Victoria Mas, récompensé par le Prix Stanislas, le Prix Patrimoines, le Prix Première plume et le prix Renaudot des lycéens.

 

La 4ème de couverture :

Chaque année, à la mi-carême, se tient, à la Salpêtrière, le très mondain Bal des Folles. Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires.Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal "costumé et dansant" n'est rien d'autre qu'une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l'exposition des fous.

Dans ce livre terrible, puissant, écrit au scalpel, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d'une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au service du célèbre neurologue ; Louise, une jeune fille "abusée" par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand coeur qui a eu le tort de jeter son souteneur dans la Seine ; Eugénie Cléry enfin qui, parce qu'elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu'il faut bien appeler une prison.

Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence.

Mon ressenti :

Ce roman se déroule en 1885, à Paris.

 

Geneviève est intendante à la Salpétrière, rigide, intimidante, ni injuste ni malveillante, "simplement, elle n'inspire pas d'affection". Totalement dévouée à l'hôpital et au professeur Charcot qui dirige le service des aliénées elle fait le lien entre le personnel médical et les malades, sans aucune pitié pour celles-ci. Geneviève a perdu sa soeur adorée, Blandine.

Louise est jeune et naïve, enthousiaste, attirée par un interne qui lui tourne autour.

Thérèse est une ancienne. Elle tricote des châles (tiens, comme moi), console les autres malades, ne veut pas quitter l'asile.

Eugénie Cléry vit dans une famille aisée, avec un père intransigeant, un frère soumis, une grand-mère qui l'écoute. Eugénie a un don, converse avec les morts, et se retrouve internée par son père, à la Salpétrière, parce qu'elle pourrait salir son nom. Eugénie est internée quelques semaines avant "Le bal des folles", événement annuel qui attire le Tout-Paris, préparé longtemps à l'avance par les pensionnaires heureuses d'être vues, certaines étant aliénées et d'autres non..

 

J'ai apprécié les personnages de ce roman, notamment Geneviève et Eugénie.

Le sort des femmes, à la merci de leur père, leur frère ou leur mari, il y a à peine 150 ans, m'a révoltée : de quoi être internée à cette époque-là.

 

C'est bien écrit et captivant, avec une fin très réussie : une belle découverte et un coup de coeur pour moi.

 

Le sujet des internés en asile à tort avait été traité aussi avec brio par Anna Hope dans "La salle de bal", roman se passant en 1911, en Grande-Bretagne, avec un bal hebdomadaire pour distraire les malades.

 

 

Un extrait :

- Mais la folie des hommes n'est pas comparable à celle des femmes : les hommes l'exercent sur les autres ; les femmes sur elles-mêmes.

 

La critique de mon aminaute, Manou :

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 05:00

Ce livre de poche était dans ma pile de livres en attente depuis quelques mois.

Informations pratiques : paru en 2012 à New-York, en 2016 pour sa traduction française et en 2017 en version poche aux ditions "Archi Poche". 439 pages. 8,80 €

 

L'auteur : Kate Alcott est journalisre et romancière. Elle vit à Washington.

 

 

La 4ème de couverture :

Avril 1912. Tess Collins, jeune Anglaise aspirant à percer dans le milieu de la mode, a de la chance. A peine sur le Titanic, elle fait connaissance de Lucy Duff Gordon, célébrité de la haute couture qui va présenter sa nouvelle collection en Amérique. Sa femme de chambre lui ayant fait faux bond, la créatrice de mode décide de prendre Tess à son service. A bord, la jeune femme fait la rencontre de deux hommes. Mais, tandis qu'un triangle amoureux se forme, le paquebot, sans que ses passagers s'en doutent, fonce vers un iceberg... A New York, Tess intègre l'atelier de lady Lucy. Les talents de modiste de la jeune femme se révèlent bien vite, ses premiers modèles font sensation. Mais son ascension pourrait connaître un coup d'arrêt. Ne se murmure-t-il pas en effet que lady Lucy aurait eu une conduite répréhensible lors du naufrage ?

 

Mon ressenti :

Ce roman se déroule en 1912, à Cherbourg, puis New-York..

 

Tess, domestique chez de riches anglais, rêve de devenir couturière et de partir tenter sa chance aux Etats-Unis. Sur les quais, à Cherbourg, elle réussit à se faire embaucher par Lucile Duff Gordon, "reine de la haute couture", comme femme de chambre et embarque sur le Titanic.

Sur le paquebot, elle fait connaissance avec Jim, un marin de son âge et Jack Bremerton, un riche américain. et puis le bateau heurte l'iceberg (page 60). Tess monte dans un canot avec d'autres femmes, sauve 2 enfants, rame autant que les quelques hommes.

Les survivants sont sauvés par le "Carpathia" qui les emmène à New-York.

Les 3/4 de ce roman sont consacrés à la suite du naufrage. Smith, un sénateur Américain lance une commission d'enquête pour connaître les circonstances du drame et déterminer les responsabilités. Pinky, journaliste au New York Times, enquête elle aussi. Tess intègre l'atelier de Lady Lucile, mais cette dernière va être rattrapée par son comportement au moment du naufrage, pour sauver sa peau à tout prix.

Tess va devoir choisir entre sa fidélité à Lady Lucile qui pourrait faciliter son démarrage dans la vie active et ses valeurs morales, mais aussi entre Jim et Jack.

J'ai apprécié les personnages de ce roman : Tess, courageuse, sincère et volontaire, Jim, le marin aux doigts d'or, courageux lui aussi, Pinky la journaliste, débrouillarde et dévouée à son père.

 

Ce roman apporte un autre éclairage sur le naufrage du Titanic, insistant davantage sur l'après, les tensions entre les survivants qui n'ont pas tous été héroïques.

 

 

 

 

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22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 05:00

J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "Masse critique Jeunesse et jeunes adultes", organisée par Babelio en mai 2020.

Merci à Babelio et aux Editions Balivernes pour cet envoi.

Informations pratiques : album cartonné paru en novembre 2019, aux éditions Balivernes Pocket, à destination des 4-7 ans. 14 €

 

 

La 4ème de couverture :

Il était une fois, il n'y a pas si longtemps, un jeune écrivain très appliqué, qui ne faisait jamais de faute de grammaire et utilisait toujours les mots justes.

Il restait chaque jour enfermé dans sa maison pour écrire et il sortait seulement pour acheter à manger. Mais un jour, au supermarché, il entra en collision avec une fée très vilaine.

Elle lança alors au jeune homme un sort terrible...

 

Mon ressenti :

Cet album jeunesse très coloré est une incitation à sortir de chez soi, pour voyager, découvrir d'autres cultures, s'ouvrir aux autres...

J'ai beaucoup aimé les illustrations d'Alice Coppini. Le texte me parait un peu difficile à comprendre pour des 4-7 ans, mais il est possible de broder autour.

Mes petits-enfants de 4 et 5 ans sont surtout attirés par les histoires de chevaliers, de princesses, d'animaux. L'histoire de cet écrivain qui perd toujours la dernière page de ses textes les intéressera-t'elle ?

 

Quelques pages :

Un album jeunesse : "Jusqu'à la dernière, dernière page" texte de Laura Ferracioli et illustrations d'Alice Coppini...
Un album jeunesse : "Jusqu'à la dernière, dernière page" texte de Laura Ferracioli et illustrations d'Alice Coppini...
Un album jeunesse : "Jusqu'à la dernière, dernière page" texte de Laura Ferracioli et illustrations d'Alice Coppini...
Un album jeunesse : "Jusqu'à la dernière, dernière page" texte de Laura Ferracioli et illustrations d'Alice Coppini...

De jolis marque-pages m'ont été envoyés par les éditions Balivernes :

 

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 05:00

J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une opération "Masse critique Spécialisée", organisée par Babelio en février 2020. Compte-tenu du confinement, je ne l'ai reçu que le 5 juin.

Merci à Babelio et aux éditions "Pocket".

Informations pratiques : paru en 2020, en édition Pocket. 209 pages. 

 

La 4ème de couverture :

À quoi ça rime, tout ça ? Arthur Darrobat, la trentaine, chimiste, voulait trouver un remède à la maladie d’Alzheimer. Vivre le grand amour avec Sophie. Bref : réussir sa vie. Le voilà désormais démissionnaire et célibataire, avec pour seule compagne la chatte laissée par son ex – une siamoise tout en griffes qui le déteste, et réciproquement… Que faire, maintenant ? Et pourquoi ? Le Parisien s’installe alors à la campagne – pays du temps long où règnent les abeilles, les menus tracas, le bruit du vent. Du haut de son brin d’herbe, trouvera-t-il enfin ce sens qui manque à sa vie ?

 

Mon ressenti :

Ce roman se déroule de nos jours, à Paris, puis dans un village près de Chartres.

Arthur Darrobat, le personnage principal du roman, vit en couple avec Sophie et Baby, sa chatte siamoise qu'il ne supporte pas. Il est directeur de recherche et développement dans un grand groupe pharmaceutique et rêve de trouver un remède pour combattre la maladie d'Alzheimer.

Mais Sophie le quitte en lui laissant Baby. Obligé d'abandonner ses recherches il démissionne, vend son appartement et quitte Paris pour s'installer à la campagne.

Dans le petit village où il arrive il va se découvrir, s'attacher à Baby, apprendre à connaître les habitants, percevoir ce qu'est le temps long.

 

J'ai apprécié ce court roman qui fait du bien et incite à trouver du sens à sa vie, à s'émerveiller devant une demoiselle ou une abeille.

Je me suis attachée à Arthur, mais aussi à Muriel qui tient le bar du village, Bathilde, le vieil horloger et Elisabeth, apicultrice-vétérinaire-maire-belle personne et à Baby, une belle comédienne aux yeux bleus.

 

Un extrait :

Une des règles du bonheur, très simple et que pourtant nous oublions bien trop souvent : se réjouir de n'importe quel succès, ou moment de joie/bien-être/plaisir, aussi minime soit-il.

 

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 05:00

Ce livre de poche était dans ma pile de livres en attente depuis quelques mois et c'est un bijou !

 

Informations pratiques : paru en 2019, aux Editions Julliard et en Livre de Poche en décembre 2019.. 236 pages. 6,95 €

 

L'auteur : Murielle Magellan est romancière et scénariste. "Changer le sens des rivières" est son 5ème roman.

 

La 4ème de couverture :

Marie est serveuse dans une brasserie du Havre. A peine diplômée d'un bac pro, esclave d'un père malade et de fins de mois difficiles, son quotidien ressemble à de la survie. Et si elle ne connaît rien au cinéma, ça ne l'empêche pas de se faire des films. Alors, quand Alexandre entre dans son collimateur de rêveuse, elle y voit la perspective d'un ailleurs. Mais l'histoire dérape. Et mise au pied du mur, Marie doit accepter le marché d'un juge : pour effacer sa dette vis-à-vis de la société, lui servir de chauffeur particulier pendant quelques mois. Elle est loin d'imaginer que c'est là peut-être la chance de sa vie...

 

Mon ressenti :

Ce roman se déroule de nos jours, au Havre.

 

Marie, diplômée d'un bac pro en chaudronnerie, est serveuse dans une brasserie. Très organisée elle gère la maladie de son père, lui consacrant une partie de sa vie et de son maigre budget. Jusqu'au jour où elle croise Alexandre qui rêve de devenir réalisateur. Marie ne connait pas François Truffaut, et Alexandre coupe les ponts.

Marie dérape et va devoir payer son acte violent. Elle ose demander de l'aide au juge, client de sa brasserie, et se retrouve "chauffeur particulier". Il la rabroue et la secoue mais l'incite à chercher.

Ce sexagénaire, bien cabossé lui aussi par la vie, sera son puiseur de merveilles, celui qui va lui donner le goût de..

Je me suis attachée aux personnages : Marie a un profond sentiment d'infériorité envers sa soeur aînée,  Victoria,  qui a quitté la maison, Alexandre, Gérard le juge. Elle n'a aucune conscience de ses capacités, se contente de survivre et se contenter de peu.

Gérard, le juge, se veut équitable et droit. Sans pitié mais juste.

Il y a aussi Charlie, transexuelle qui a osé s'assumer

Et il y a le bonsaï de grenadier que Marie va découvrir,acquérir et cultiver.

 

Marie a osé : ne pas suivre Victoria et Inge, demander de l'aide, découvrir, s'émerveiller, partager, aimer, se cultiver, apprendre, évoluer, rêver et agir.

Et sans le savoir, elle est devenue "le point d'orgue" du juge, a donné du sens à la vie d'Alexandre, 

Quel bel exemple à suivre !

J'en ai les larmes aux yeux...

 

 

Un extrait :

Pour une fois, je vous livre la fin :

Par un effet de contre-plongée, l'ombre portée sur le mur donne elle-même à l'arbre nain et à ses fruits des allures de géant.

 

 

Et la critique de Manou, qui m'avait donné envie de le lire...

 

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  • Mère divorcée, 63 ans, 2 fils, 3 petites-filles et 1 petit-fils. J'adore écrire, dessiner, peindre, photographier, lire, aller au cinéma et au théâtre, voyager, jardiner, planter des graines et les regarder pousser
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Les livres et moi :

Le livre voyageur n° 1 : "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"

Vous êtes 25 à avoir reçu le livre voyageur "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" qui a circulé pendant 5 ans, traversé la France de part en part, survolant la Méditerranée, l'Atlantique, une partie du continent Africain et parcouru plus de 36 000 kms !

Pour en savoir plus sur le voyage du livre voyageur, cliquez ICI.

Le livre voyageur n° 2 : "Demain est un autre jour" s'est perdu dès les premiers voyages

Le livre voyageur n° 3 : "Jamais deux sans toi" est déjà allé chez Cathycat, Catiechris, Khanel, Paraty, Mansfield, Durgalola, Erika, Fanfan et Pierrette... Il est chez Manou, et partira ensuite chez Céline, puis chez Françoise......

 

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