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Les participations au Café Thé n° 195 - Inoubliable croisière...

2 Août 2026 , Rédigé par ecureuilbleu Publié dans #Caféter

Pour ce 195ème Café Thé, je vous ai  proposé de nous raconter vos souvenirs d'une croisière ou d'une balade en bateau.

Logo créé par Renée du blog "Envie de"

Les consignes étaient : Ecrivez, fabulez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...

Si vous êtes blogueur, ne publiez pas votre texte avant la parution des participations (le 2 août 2026)

 

 

Vous  êtes 7 à avoir participé (Jill Bill, Lucky, Marie-Sylvie, Laura, Rose, Livia et François)

et je vous en remercie.

Bravo à tous et toutes !

Voici les 7

  participations.

"Quand hier..." de Jill Bill du blog : "Melting-pot" :

 

Croisière en bateau
Ces hôtels flottants
Jamais ressenti l'envie
De me noyer parmi 2000 passagers
Mais
J'ai navigué sur un étang
En barque, voire en pédalo...
 
En barque, à la rame
Quand point pêcheur
A presque chavirer, matelote qu'on blâme
Eh oh les rieurs... !!
 
Ah ce bon vieux temps estival
Sans fortune pour distraction
D'étang l'amiral
Enfin, moussaillon d'occasion...
 
Et les vadrouilles à bicyclette
Nostalgie quand tu nous prends
Le coeur ça fouette
Quand hier se refait présent...
"Une croisière au court cours" de Lucky du blog : "Le blog de Lucky Ozz" :
C'était un beau jour de mai 81 à Bandol, avec pas mal de vent. Minik, ma première femme et Dom son mari nous avaient proposé à Marie-Laure et moi, de partir en Corse avec un voilier que Dom avait restauré et que son propriétaire devait récupérer à Île Rousse.
Nous voilà installés tous les quatre, avec tous les ingrédients nécessaires pour le voyage, qui devait durer un certain temps, mais on avait le temps...
On sort du port au moteur, comme il se doit, avec Dom aux commandes, puis nous voilà face au large et... aux vagues. Là on se partage le travail, Dom aux voiles et moi au gouvernail, en slalomant un peu pour prendre les vagues sans se faire trop asperger.
Mais le vent n'était pas vraiment comme dans les prévisions, on l'avait carrément de trois-quarts face... donc pour avancer, il fallait tirer des bords, un coup à bâbord, un coup à tribord, tout en jouant avec les vagues et le vent...
C'était plutôt amusant, mais quand on regardait derrière nous, la côte ne s'éloignait pas beaucoup. Mais bien sûr, on n'était pas à ça près et on avait prévu tout notre temps...
La journée se passa donc en zigs, en zags et en montagnes russes bien humides... mais le constat fut sans appel: en fin d'après-midi, on avait dû faire dans les dix kilomètres, à tout casser ! A ce rythme, on en avait pour quinze jours pour atteindre la Corse !
Donc, la mort dans l'âme, nous avons décidé de faire demi-tour... on a dû mettre une petite heure à peine pour rentrer au port !
Ce fut une belle croisière au court cours...
"Deux heures à l'avant du monde" de Marie-Sylvie du blog "L'écho de la
plume" : 

 

Il y a des voyages qui ne sont pas seulement des escapades : 
Ce sont des renaissances discrètes
Des parenthèses offertes après une période où l’on a failli se perdre. 
Celui‑ci je l’avais imaginé comme un remerciement
Un geste de gratitude envers Véronique et Sylvie
Qui avaient été mes phares dans une nuit trop longue. 
Elles m’avaient soutenue avec une douceur inébranlable
Une présence qui ne se dit pas mais qui sauve. 
Alors pour célébrer cette amitié qui m’avait tenue debout
Je leur avais offert une mini‑croisière d’une journée. 
Une façon de dire : 
《 Merci d’avoir été là quand je ne savais plus où aller. 》

Le départ était fixé à quatre heures du matin à Téloche. 
Une heure où le monde dort encore
Où les maisons retiennent leur souffle
Où les routes semblent appartenir à ceux qui se lèvent pour recommencer quelque chose. 
Pour éviter l’angoisse d’un réveil trop tôt
Je les avais invitées à dormir chez moi. La nuit fut une longue traversée de confidences. 
Nous parlions à voix basse
Comme si la pénombre nous enveloppait pour mieux accueillir nos mots. 
Les phrases se déroulaient sans effort
Portées par la fatigue
Par l’intimité
Par ce besoin de se dire enfin. 
Il y avait dans cette nuit une chaleur particulière : 
Celle des amitiés qui réparent.

Lorsque le car a démarré
Son moteur a pris le relais. 
Un ronronnement régulier
Presque maternel
Qui nous a bercées jusqu’au sommeil.
Nous avons dormi comme des enfants
Les têtes penchées
Les cœurs un peu plus légers
Bercés par ce mouvement qui nous emmenait vers un ailleurs.

Granville nous a accueillies dans un matin clair
Avec cette odeur mêlée de sel
De café chaud 
Et de boulangerie qui appartient aux villes portuaires. 
Le restaurant où nous avons pris un déjeuner copieux avait quelque chose de rassurant : 
Des tables en bois
Des serveurs encore ensommeillés
Des conversations feutrées. 
C’était le genre d’endroit où l’on se sent immédiatement à sa place
Comme si le voyage commençait vraiment là.

Puis nous avons embarqué sur le Douce France. 
Le nom du bateau semblait une promesse
Une caresse. 
La destination je l’ai oubliée 
Une île paisible
Verdoyante
Baignée de soleil 
Mais je me souviens de l’impression d’y accoster. 
C’était comme toucher un lieu qui savait guérir sans parler
Un endroit où la lumière se posait avec douceur sur les épaules.

Au retour nous nous sommes installées à l’avant du bateau. 
La mer s’étendait à perte de vue
D’un bleu profond
Presque hypnotique. 
Le vent nous enveloppait
Vif mais bienveillant
Et sous la surface des méduses innombrables avançaient comme une procession silencieuse. 
Leur ballet lent
Translucide
Nous fascinait. 
Elles semblaient flotter entre deux mondes
Fragiles et souveraines à la fois. 
Deux heures durant nous sommes restées là
Immobiles
Bercées par le roulis
Par le vent
Par cette sensation rare d’être exactement à notre place. 
C’était un moment suspendu
Un instant hors du temps
Où tout ce qui avait été lourd devenait soudain léger.

Lorsque nous avons mis pied à terre
Une soif immense nous a saisies. 
L’air iodé nous avait desséchées comme du linge oublié au soleil. 
Dans le restaurant où nous nous sommes arrêtées
Il y avait des chips ... encore du sel  
Mais nous n’avions envie que d’eau. Nous avons vidé tous les pichets mis à disposition
Heureusement gratuits
Comme si nous tentions de reconstituer nos réserves intérieures
Comme si boire devenait une manière de revenir à soi.

Je revois Véronique
Amusée
Attirée par l’un des chauffeurs : 
Un jeune homme charmant
Au sourire facile
À la démarche souple. 
Lui pourtant semblait davantage tourné vers moi. 
Mais je sortais d’une relation trop compliquée pour voir quoi que ce soit.
Mon cœur était encore en réparation
Fragile comme une porcelaine que l’on n’ose pas toucher. 
Je n’avais ni l’envie ni la force d’imaginer une suite. 
Il y a des moments où l’on choisit de se préserver
Même lorsque la vie nous fait un clin d’œil.

Les litres d’eau avalés ont fini par nous obliger à demander des arrêts sur le trajet du retour. 
À chaque pause nous éclations de rire. C’était léger
Spontané
Presque enfantin. 
Une joie simple
Sans arrière‑pensée
Comme si cette journée nous avait lavées de tout ce qui pesait. 
Une journée entière à se reconstruire sans y penser
Portée par l’amitié
Le vent
Et cette mer qui
L’espace d’un instant
Nous avait rendues à nous‑mêmes.

 

"Paysages de croisières" de Laura du blog "Laura Vanel-Coytte" :

 

Croisière sur le lac du Bourget à Aix-les-Bains[1].                                                                        

Avec Lamartine, j'ai dit ""Ô temps, suspends ton vol"[2].
Une grande pensée pour madame Berretti[3], qui nous a quittés depuis. 
Sur le Bosphore à Istanbul[4]. En compagnie de Nerval, Pierre Loti  et tant d'autres orientalistes.
Sur le Main, vers  Francfort. Mon voyage hors de France. Mon premier petit ami. Photos de lui sur le bateau.

Ta surprise d'une croisière sur le canal du Midi, vers Toulouse, une de mes villes de coeur pour mon anniversaire; mon premier gâteau devant tout le toute la salle de restaurant. 

Ma première croisière sur le lac artificiel près de ma ville de naissance. Mon premier coup de Soleil aussi, avec la réverbération de l'eau. 

Notre arrivée à Venise par la lagune. Je ne désepère pas un jour de faire une croisière dans cette lagune et de découvrir les autres îles.

Comme  à la Sérénissime? se balader à Amsterdam est  comme une croisière permanente. 

La mini-croisière dans le dans le Vieux  port , autour de Marseille et la belle croisière de Noël dans les calendes de Cassis alors que personne ne voulait de  nous pour cette fête familiale. 

Ma croisière très spéciale sur le lac Leman...

Sur le même lac avec toi.

Notre croisière avec mes beaux-parents qui avait déjà plus de quatre-vingts ans sur le, dans les hortillonnages d'Amiens pour le pour le festival art et paysage un moment drôle et tendre. Où mon mari s'est retrouvé avec le moteur du bateau dans les mains


[2] Les paysages chez Lamartine"(16/20) - Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service

[4] Istanbul(Turquie):travail et séjour - Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service

 

"Croisière en Russie" de Rose du blog "Golondrina63" :

Les plus beaux voyages ne sont pas seulement ceux des paysages, mais aussi ceux des rencontres.

Mon  souvenir est  celui d'une Russie des fleuves, des villages, des musées, des églises aux coupoles dorées, et surtout de cette Russie profonde où l'accueil et la simplicité  mais aussi la rigueur des habitants m'ont marqué.

C'était en 2013 en compagnie de mon petit fils Antoine 

 

Sur un fleuve paisible s'écoulaient les jours
Bercés par le silence des forêts infinies.
Les villages de la Russie profonde, pleins de charme et d'amour
M'offraient leurs sourires, leur âme, leur vie.

Les musées ouvraient leurs portes sur les siècles passés
Les coupoles dorées s'élevaient vers le ciel
Chaque église racontait un peuple, une foi, une beauté
Dans une lumière douce, presque éternelle.

Mais ce que mon cœur garde avec le plus d'émotion
Ce sont ces femmes et ces hommes si accueillants
Dont la simplicité, la générosité et l'attention
Ont fait de ce voyage un souvenir hors du temps.

Aujourd'hui encore, lorsque j'y repense en silence
Je revois ce fleuve majestueux, ces paysages merveilleux.
La Russie de mon voyage demeure une douce présence
Un trésor de mon cœur, précieux et lumineux

QQ  Photos souvenirs que certains de mes fidèles abonnés ont vu en 2013

 

Ma croisière en Russie 

Un fleuve paisible et majestueux, des paysages forestiers à perte de vue, des villes et villages d'une Russie méconnue mais authentique sans oublier les trésors de l'architecture religieuse de la Sainte Russie 

"Balade au fil de l'eau" de Livia du blog "Livia Augustae" :

 

Je n'ai jamais fait de croisières n'ayant pas trop le pied marin, mais par contre j'ai fait moult balades sur le voilier de mes frères, ils l'avaient acheté à deux, le voilier s'appelait :  « Fity-Fity ».

Nous partions de la marina du Gosier où il était amarré, au bruit du teuf-teuf du moteur et glissions sur l'eau glauque  et noirâtre de la marina, tâchée d'huile lâchée par les moteurs des bateaux, dès que nous en étions sortis, nous hissions les voiles et  Eole nous empotait sur l'eau émeraude de la mer Caraïbe.

Il n'y avait plus alors que le glissement de l'eau, le long de la coque, et le chuchotement du vent dans les voiles.

Quand le temps nous était compté, nous jetions l'ancre au large de l'îlet du Gosier qui n'était qu'à une encablure de la marina.

Mais le plus souvent nous partions vers le grand-cul-de-sac-marin, au-delà de la rivière salée pour y passer la journée…

Balade au fil de l’eau

La mâtinée passait très vite entre les plongeons et la nage, cela nous ouvrait l'appétit, nous faisions parfois des grillades – de viande ou de poisson - sur le gril du bateau au-dessus de la mer émeraude que nous dévorions tandis que l'alizée nous rafraîchissait en passant.

D'autres bateaux étaient ancrés de part et d'autre, c'était les bateaux des amis, nous partagions avec eux, des ti punchs, des noix de cajou et des acras, etc... mais aussi et surtout une chaleureuse amitié.

Au cours du repas il arrivait à l'un ou à l'autre de se débarrasser par dessus bord d'un petit bout de gras que nous ne voulions pas garder au bord de l'assiette, alors que la mer était vide un moment avant, sortis d'on ne sait d'où, une nuée de poissons argentés venait s'en délecter, nous les appelions les aspirateurs.

Et jusqu'au soir nous restions ancrés là, c'était des journées remplies d'amour, d'amitié, de rires et de joie.

Et quand Apollon/Phébus descendait à l'horizon, nous reprenions la route vers la marina, on se laissait bercer par les vagues, personne ne parlait, il y avait juste : le ciel incandescent, les murmures du vent gonflant les voiles et la mer.

C'était de délicieuses et merveilleuses journées dont je garde le chaud souvenir dans mon cœur sur lequel flotte le chuchotis des vaguelettes le long des coques des bateaux ...

"Sur le canal du Midi" de François du blog "Poésies de François" :

 

Sérénité et paix,

Vient, nous emparer,

Dans un décor bucolique,

Simple et magnifique,

La belle échappée,

Sur le canal du Midi.

 

Agréable est le paysage,

Sur le chemin de halage,

Des badauds de tous âges,

Des sportifs à vélo,

Profitent le temps est beau,

Sur le canal du Midi.

 

D'écluse en écluse,

Notre regard s’amuse,

Ils ouvrent les ventelles*,

L'eau tombe pêle-mêle,

Le bief est saturé,

Fini d'être emmuré.

Sur le canal du Midi.

.

On est passé sous le pont canal,

Traversé le grand tunnel,

Le voyage ne fut pas banal,

Avant de retourner en aval.

Par le canal du Midi.

 

Hommage à Paul Riquet,

Qui a mis sa fortune aux acquêts,

Pour construire ce chef-d'œuvre,

Dont il fut le maître d'œuvre.

C'est un homme de génie,

Qui du canal a fait le lit.

 

De l'océan à la Méditerranée,

On peut toujours naviguer. 

Ventelles* : Vannes

 

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M
Voilà des écrits forts sympathiques qui nous font voyager agréablement. Bravo aux participants à ces croisières pas comme les autres. Bisous, j'espère que tu es bien rentrée chez toi et que tu n'es pas trop découragée par ce que tu as trouvé.
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C
nous naviguons avec bonheur grâce à toi et à tes aminautes, j'aime beaucoup. bravo à tous. bises.celine
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R
Et oui tant de souvenirs avons -nous à partager <br /> Merci pour ce moment de lecture Brigitte et surtout pour tes propositions d'atelier <br /> Rose
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J
Bonjour Brigitte, ah voguons ce matin !!! Merci, bon dimanche à tous, bises jill
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