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Une bonne nouvelle par jour -          le blog d'écureuil bleu

Ceux qui arrivent racontés dans "Ceux qui partent" de Jeanne Benameur...

12 Décembre 2019 , Rédigé par ecureuilbleu Publié dans #Lire

J'ai emprunté ce livre à la bibliothèque, pour découvrir cet auteur dont je n'avais encore rien lu.

 

Informations pratiques : Paru en août 2019 aux éditions "Actes Sud". 327 pages. 21 €

 

La 4ème de couverture :

Tout ce que l'exil fissure peut ouvrir de nouveaux chemins. En cette année 1910, sur Ellis Island, aux portes de New York, ils sont une poignée à l'éprouver, chacun au creux de sa langue encore, comme dans le premier vêtement du monde.
Il y a Donato et sa fille Emilia, les lettrés italiens, Gabor, l'homme qui veut fuir son clan, Esther, l'arménienne épargnée qui rêve d'inventer les nouvelles tenues des libres Américaines.
Retenus un jour et une nuit sur Ellis Island, les voilà confrontés à l'épreuve de l'attente. Ensemble. Leurs routes se mêlent, se dénouent ou se lient. Mais tout dans ce temps suspendu prend une intensité qui marquera leur vie entière.
Face à eux, André Jonsson, New-Yorkais, père islandais, mère fière d'une ascendance qui remonte aux premiers pionniers. Dans l'objectif de son appareil, ce jeune photographe amateur tente de capter ce qui lui échappe depuis toujours, ce qui le relierait à ses ancêtres, émigrants eux aussi. Quelque chose que sa famille riche et oublieuse n'aborde jamais.

L'exil comme l'accueil exigent de la vaillance. Ceux qui partent et ceux de New York n'en manquent pas. A chacun dans cette ronde nocturne, ce tourbillon d'énergie et de sensualité, de tenter de trouver la forme de son exil, d'inventer dans son corps les fondations de son nouveau pays. Et si la nuit était une langue, la seule langue universelle ?

 

Mon ressenti :

Donato et Emilia sa fille, Italiens aisés et cultivés, débarquent à Ellis Island aux portes de New-York en 1910, avec de nombreux autres migrants. Le roman raconte leur premier jour et leur première nuit sur cette île. Lui est veuf, comédien, ne se sépare jamais de l'Enéïde. Elle, est belle, peintre et avide de liberté.

Ils vont croiser un photographe de père Islandais , Andrew Jonsson ; Esther, une Arménienne, dont toute la famille a été massacrée, et Gabor, violoniste et bohémien, arrivé avec son clan.

 C'est bien écrit et les personnages sont tous très attachants, même les personnages secondaires comme Ruth, la grand-mère Islandaise d'Andrew, Hazel la prostituée d'origine Grecque ou Lucile, la jeune Américaine, pianiste et semblable à l'opale.

En une nuit ils vont ouvrir toutes les portes, au propre et au figuré.

L'auteur insiste beaucoup sur l'importance pour les émigrants d'apprendre la nouvelle langue mais de garder leur langue, de l'apprendre à leurs descendants, de transmettre leur origine et leur culture.

Les dernières pages sont un plaidoyer pour l'émigration, qui est devenue inéluctable.

 

J'ai aimé découvrir l'histoire, les rêves et les espoirs des émigrants dans la première partie du roman ,moins l'exaltation charnelle et la volupté, très présentes dans la seconde moitié du roman : éveil sexuel d'Emilia dans la soute et réveil sexuel de Donato.

 

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L
Je note ce roman pour mon prochain achat.
J'ai lu quelques livres sur un sujet semblable. J'admire ces personnes qui arrivent dans un pays inconnu d'eux de leur langue, de leurs coutumes.
Ils arrivent plein d'espoirs et de craintes et surtout plein de courage.
Merci de me le faire connaître et merci de ton ressenti qui me donne encore plus envie de le lire.
Bisous.
Maryse
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É
Bonsoir Maryse. Il faut du courage pour émigrer. Bonne soirée et bisous
M
Une épopée donc qui transporte ou laisse à quai, à moins qu'on ne descende à un arrêt durant le trajet!
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É
On ne vit pas leur épopée mais leurs premières heures sur cette île... Bonne soirée
A
Il paraît mais je n'en suis pas sûre, que la mère de mon grand-père était partie de Hongrie en Amérique. C'était, je crois... si je calcule bien, autour de 1860.... 1870... et je ne peux m'empêcher de rêver et de regarder pendant au moins une heure à chaque fois la photo des migrants arrivant avec leur cabochon et un enfant dans les bras à Ellis Island. Je n'ai plus jamais entendu parler d'elle. Merci pour le compte rendu de ce livre. Gisèle
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É
Bonsoir Gisèle. Il fallait être courageux pour entreprendre un aussi long voyage ! Ca fait rêver. Bonne soirée et bisous
E
Je n'ai pas de famille qui est partie en exil en Amérique, du moins pas à ma connaissance du côté de mon père ou de ma mère. Le sujet est très intéressant. Merci pour ton ressenti.
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M
Ravie que ce roman t'est plu, même si as moins aimé la seconde partie. Jeanne Benameur est une épicurienne de la vie et du coup, ses romans sont souvent son reflet.. Très bon weekend Brigitte
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É
Merci Matatoune et bonne journée
C
Merci Brigitte pour cette bonne présentation et pour ton ressenti ! Bonne journée ! Bisous♥
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F
Je ne connais pas cette écrivaine;le sujet semble intéressant.
Bonne soirée.
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C
Un auteur dont le nom ne m'est pas inconnu mais je n'ai rien lu d'elle.
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B
J'ai des ancêtres qui ont suivi cette migration, je retiens le titre
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L
Pas pour moi même si pour l'instant je n'ai pas le temps de lire
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R
Merci pour la présentation Brigitte je verrai plus tard si. Bisous
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R
Thank you for your review. Friendship
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M
Ce n'est pas le genre de livre que j'aime lire mais merci pour ta critique que j'ai pris plaisir à lire. Bisous
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M
Depuis plusieurs moi j'avais le livre voyageurà lire puis à renvoyer, mais un ouragan est passé sur moi, j'étais auprès de mon second fils, à son écoute, le plus possible, depuis deux ans il était traité pour un cancer, les derniers mois ont été tragiques, il nous a quitté le23 novembre, j'étais seule avec lui, quelle détresse !
J'ai tenté de faire face mais à présent qu'il est parti dans de grandes souffrances, je suis dédemparée et j'oublie tout, comme ce fameux livre que je devais envoyer et qui a trainé au moins 3 mois dans la voiture, et puis ces jours derniers j'ai fini par l'envoyer, hélas je ne me souviens plus (est-ce que ça me reviendra) du nom que j'vais noté sur l'enveloppe. Tu la connais, peux-tu me renseigner, le titre envolé de mon esprit, je suis si épuisée et il y a tant de choses à faire...
Tu peux m'aider ?
Merci, je t'embrasse Brigitte
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É
Bonsoir Marine. Je compatis à ta souffrance et te présente mes condoléances. Je t'ai envoyé un mail. Bisous
D
les migrations restent un sujet d'actualité, la volupté un sujet éternel jamais tout à fait absent de la littérature
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L
Je ne crois pas que l'émigration soit devenue inéluctable, il suffit que les pays disent non et ramènent les gens d'où ils sont partis, car l'Europe ne va ressembler à rien d'ici quelques temps! Mais ceux-là viennent de pays civilisés et donc sont aptes à se fondre dans le pays qui les accueille, ce n'est pas le cas de ceux qui viennent chez nous, ils viennent conquérir! Bisous et belle journée
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É
Bonjour Chantal. Ce récit se passe il y a un siècle et c'était différent. C'est plus compliqué maintenant avec le chômage et le terrorisme et il faut davantage contrôler l'émigration, mais nous sommes tous issus de mélange de civilisations... Bonne journée et bisous
D
attention Livia, ton propos est très péjoratif pour les migrants et nous n'avons pas, loin de là, contrairement à ce que tu exprimes, le monopole de la civilisation!
P
Merci pour ce partage et l'envie de découvrir ce livre que tu m'as donnée, mais j'ai déjà une pile qui m'attend encore, il faut être raisonnable ;-)
Bises et bonne journée
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C
Alors là il faut que je le lise. J'ai lu "profane" de cet auteur et j'en garde encore l'empreinte . Son écriture est envoûtante tellement elle cerne bien ses personnages. Merci pour le titre. Bisous
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É
Bon jour Cathy. Tu me diras ce que tu en penses si tu le lis. Bisous
M
Emigration, immigration... de tout temps, les hommes ont bougé mais il est vrai que de nos jours, l’accueil n’est plus le même ! Voilà un livre intéressant et une auteure que j’apprécie, de quoi passer un bon moment de lecture. Merci Brigitte !
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É
Bonjour Mimi. C'était il y a un siècle et l'accueil n'était déjà pas top... Bonne journée
C
bonjour
les Italiens et les USA...de quoi en raconter, c'était leur eldorado !
bisous
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J
L'émigration tout un programme... si j'avais dû un jour vers quel "paradis plus vert" aurais-je été... merci Brigitte, bises
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M
Je ne lis que des critiques positives sur ce roman et comme j'aime beaucoup cet auteur, il est déjà noté dans mon petit carnet et je compte bien le lire aussi :) Merci pour ton ressenti toujours très intéressant. Bisous et une belle journée
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É
Bonjour Man ou. Tu nous donneras ton ressenti quand tu le liras. Bonne journée et bisous
G
Merci pour cet suggestion
ça me paraît être un bon livre à dévorer
Bon jeudi Brigitte
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