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Une bonne nouvelle par jour -          le blog d'écureuil bleu

Les participations au Café Thé n° 198 - La saison des vendanges...

1 Novembre 2026 , Rédigé par ecureuilbleu Publié dans #Caféter

Pour ce 198ème Café Thé, je vous ai proposé de contempler cette photo prise dans un vignoble de Buzet (Lot-et-Garonne) et de nous raconter ce que vous vouliez autour des vendanges, du raisin ou du vin...

Les consignes étaient : Ecrivez, fabulez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...

Si vous êtes blogueur, ne publiez pas votre texte avant la parution des participations (le 2 novembre 2026).

 

Vous  êtes 7 à avoir participé (Jill Bill, Rose, Marie-Sylvie, Livia, Laura, Giovinetta et François)

et je vous en remercie.

Bravo à tous et toutes !

Voici les 7 participations.

"Les vignes de..." de Jill Bill du blog : "Melting-pot" :

Le château de ma mère et
Les vignes de mon père
Ce fier seigneur devant ses tonneaux...

Et quand arrivait la mise en bouteille
Ivre de bonheur
Il levait son verre
Avec le curé
A qui il faisait une fleur
Son tonneau de vin d'messe !

Santé l'abbé Cardinal ;
Santé conte Pinot...
N'oubliez pas, dimanche
Je compte sur vous pour la quête....;-)

Certainement
Et Madeleine vous fera ses p'tits gâteaux !

Le château de ma mère et
Les vignes de mon père,
De quoi écrire un livre, tenez......

Le temps a fané tout cela
Le château, le raisin,
Un panneau sur les grilles « A VENDRE »

"La vigne" de Rose du blog "Golondrina63" :

Silence la vigne se repose

Les vendangeurs sont passés.
Ils ont emporté mes grappes

Mes promesses de septembre
Le soleil enfermé dans mes fruits.

Il ne reste de moi
Que mes feuilles dorées
Quelques-unes encore accrochées
Comme des souvenirs
Que le vent n’ose pas toucher.

Je suis silencieuse maintenant.

Pourtant, voyez comme je brille
Sous ce soleil d’automne.
Mes feuilles prennent feu
Une dernière fois,
Avant que le froid
Ne les fasse tomber.

Des hommes viennent encore
Mais ils ne cueillent plus rien.
Ils portent des appareils
Cherchent un angle
Une lumière
Un instant à retenir.

Je les laisse faire.

Ils me photographient
Comme on regarde une vieille histoire
Sans savoir tout ce que j’ai donné
Tout ce que j’ai attendu
Tout ce que j’ai perdu.

La vigne connaît l’ordre des choses 
Bourgeonner, fleurir, mûrir
Offrir, puis se dépouiller.

La vie est ainsi
Un grand ordonnancement
Où rien ne demeure
Où chaque saison
Prépare la suivante.

Dans les cuves, quelque part
Mon jus poursuit son chemin.

Sera-t-il à la hauteur
Du soleil que j’ai porté ?
Aura-t-il gardé
La pluie rare , la pierre, le vent
La patience des racines
L’amour du vigneron ?

Je ne peux plus rien y faire.

J’attends.

Car bientôt, peut-être
Mon silence deviendra bouteille
Lorsque quelqu’un débouchera le vin
Plus tard
Il retrouvera peut-être
Dans une gorgée
Le goût de mes feuilles dorées
la chaleur d'octobre
Et oui tout l'amour
Que le vigneron
Aura mis en moi.

Alors seulement
Je saurai
Si mon automne
Sera  à la hauteur...

"Ma saison des récoltes" de Marie-Sylvie du blog "L'écho de la plume" : 

Je n’ai jamais fait les vendanges mais j’ai connu une autre saison où la terre commande et où les corps obéissent :
La cueillette des pommes à Château‑du‑Loir quelque part autour de 1985.  
 
Les vergers s’étendaient comme un royaume oublié
Avec leurs rangées d’arbres lourds de fruits
Leurs odeurs de feuilles froissées et de sucre discret. 
Le matin la brume traînait encore entre les branches et j’avais l’impression d’entrer dans un décor de roman
Celui où l’héroïne n’a pas encore compris que quelque chose va la transformer.  
 
Le travail était rude
Presque archaïque. 
On cueillait tout à la main
Les doigts engourdis
Le dos protestant dès la première heure. 
Mais il y avait cette fraternité étrange entre saisonniers : 
Des inconnus qui en quelques jours devenaient des compagnons de fatigue
De rires
De confidences murmurées entre deux arbres.  
 
La nourriture avait un goût de récompense
Presque sacré. 
On mangeait comme si chaque bouchée réparait un morceau de nous. Et le soir malgré l’épuisement je sentais une joie simple
Primitive
Celle d’avoir participé à quelque chose de plus grand que moi : 
La récolte
Le cycle
La terre qui donne.  
 
Ce n’était pas du raisin
Ce n’était pas du vin.  
Mais c’était ma vendange à moi 
Celle qui m’a appris que certains souvenirs ne brillent pas parce qu’ils sont faciles mais parce qu’ils ont laissé une trace dans le cœur.
 
"La vendange de septembre" de Livia du blog "Livia Augustae" :
 

Le chaud soleil de l’été avait mûri le raisin,
 En septembre les feuilles étaient toutes dorées,
Les grains gorgés de jus brillaient entre les feuilles.
Le ciel était toujours bleu
Le soleil cognait encore encore sur la vigne.

Les vendanges débutèrent...
Les cueilleurs, avec leurs hottes sur le dos,
Sillonnaient les allées, en coupant les grappes.
Quand la hotte pleine pesait sur le dos,
Ils vidaient leur précieux butin.

Le soir harassés de fatigue, le corps endolori.
Sous la lune de septembre,
Ils se laissaient tomber sur la paille dans la grange.
Et jusqu’au matin dormaient sans rêve !

Et le vin coulera un jour dans nos verres,
Grâce au labeur de ces cueilleurs anonymes...


"Il est toujours temps de vendanger" de Laura du blog "Laura Vanel-Coytte" :

Elle les  fait seule
Elle  les fait seule
Aujourd'hui les vendanges de la vie 

Cannelle est né dans une vieille ville
 D'une commune de Champagne
En forme de bouchon

Pourtant, elle but peu
Jusqu'à ses vingt ans.
Puis elle vendangea

Les coupettes pas chères
Là-bas; les hommes
Les coupes, les bouteilles

Elle vendangeait, 
Vendange, vendangera
En poésie

Ses mots, des diplômes
Des publications
Les mots des autres

Frère du sang de la vigne rose, 
Frère du vin de la veine noire, 
O vin, ô sang, c’est l’apothéose  !

Elle vendangeait, 
Vendange, vendangera
Des livres

Pour sa scolarité,
Le plaisir, les concours
Le droit, les lettres

Elle croisa Heredia
Qu'elle faillit étudier
En long, en large et en travers

"Il est toujours temps de vendanger" de Giovinetta du blog "Ma Perlinpinpin box" :

Voitures tournant en rond dans le quartier, rues scolaires supprimées, couches et jeux de société, travaux de fin d'été, bruits de bottes ou de trains... Ma tête est vidée, la poésie a déserté." On a retrouvé les tuyaux et le lancer d'la grande échelle mais on est en panne d'auto et on cherche la manivelle"
 Les champignons ne sont plus que dans l'oreille, m'isolant des sons alentour.
 
    Pourtant, le chatoiement de la vigne vierge attire l'attention. Les passereaux reviennent en picorer les grains, l'abeille bourdonne sur le lierre. Nos pas dans les Corbières m'ont emplie de la rousseur des feuilles, l'incroyable rencontre du soleil et du végétal, les tapis flamboyants de pièces d'or de la nature.  Immanquablement me reviennent les pages automnales du livre Boscher, les enfants cartable au dos,  l'image où il faut chercher la vigne, le chignon. Mes premières pages de suspense, pleines de champignons, de hotte.  
Et ma soeur en écho de la 'feuille d'automne emportée par le vent' chantant 'en rebedon d'automne', un petit bidon tout rond pour les "rondes monotones'. 
Le mordoré des rangs de vigne, aller encore marcher à travers les rangs de Gaillac, des chais de Rabastens, sans cependant toucher les grains oubliés, possiblement traités. Repenser à cette route des vins, Ricqwihr, Rolly Gassman, où j'allais chanter dans les théâtres ou les caves, mon deuxième enfant à naître bien au chaud dans mon giron. Les flammes virevoltantes des feu de bois semblables aux feuilles dans la vigne.
 Poésie du quotidien qu'on ne peut nous enlever, images mentales engrangées à jamais.  L'automne et ses tapis dorés ne peut pas être triste
 

"Le sang de la vigne" de François du blog "Poésies de François" :

Maintenant ce sont des semaines en avance,
Qu'il faut récolter le sang de la vigne.
Pour le changement climatique, c'est un signe,
Qui s'affirme avec circonstance.
 
Ils sont dans les rangs dès l’aube,
Le sécateur dans leurs mains,
Chacun sur son rang fait son chemin,
En cherchant la grappe sous sa grande robe.
 
Ces grains sont jetés dans un seau,
Par l'ensemble des cueilleurs,
Il en sera tiré le meilleur,
En les réduisant tous en lambeau.
 
Ainsi, pourra naître le breuvage,
Qui honorera ce cépage.

 

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S
Bonjour Brigitte <br /> Merci mesdames et monsieur pour ces jolis textes. Beaucoup de plaisir à les lire.<br /> C'est un milieu tellement intéressant et passionnant, un monde bien fragile de nos jours pour plusieurs raisons. <br /> Les vignes à perte de vue offrent un magnifique spectacle.<br /> Bonne journée <br /> Bisous
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B
Comme toujours de belles inspirations <br /> Bon dimanche Brigitte
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J
Des participations pleine de poésie des souvenirs, des émotions<br /> Merci à toutes e tous
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G
J'ai apprécié de vendanger @ l'unisson<br /> Merci les filles et surtout à toi Brigitte pour tes ateliers <br /> 🌷
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J
Bonjour Brigitte et cie.... ;-) merci pour les agréables lectures de ce premier novembre, bises jill
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