Les participations au Café Thé n° 197 - Drôle de distributeur automatique...
Pour ce 197ème Café Thé, je vous ai proposé de nous présenter un distributeur automatique original, existant ou fictif
ou de nous raconter une histoire, réelle ou fictive, autour d'un distributeur automatique.
Je vous avais présenté en 2021 le distributeur d'huîtres en libre-service à Arès, toujours opérationnel et utilisé.
Les consignes étaient : Ecrivez, fabulez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...
Si vous êtes blogueur, ne publiez pas votre texte avant la parution des participations (le 2 octobre 2026).
Vous êtes 6 à avoir participé (Jill Bill, Rose, Corinne, Laura, Marie-Sylvie et Livia)
et je vous en remercie.
Bravo à tous et toutes !
Voici les 6 participations.
"Distributeurs, à buter !!" de Jill Bill du blog : "Melting-pot" :
Pas envie d'me fouler Jules
On va manger « simple » en vacances
Au coin d'la rue ;
Distributeur d'huîtres...
Elle et son joint
Elle me court sur le haricot
Con'joint suis devenu
On vit de « distributions » à l'année.......
Sandwichs, plats tout faits
Elle cuisine plus
Elle joue aux « machines à sous » !!
Pétard, j'en ai marre......
T'es une vraie moule ;
Sors de ta coquille Charlotte
Fais-moi d'la confiture de fraises, au moins...
Accro à la beuh, bof bof bof...
Quelle idée j'ai eu de la présenter
Au « distributeur » de « pétards » ;
Un ami qui a mal tourné
Au coin d'la rue...
Bon bon va pour la bourriche d'huîtres, ma perle,
Mais coupe au moins l'citron, cette fois !!
"Le coincoin farceur" de Rose du blog "Golondrina63" :
Le placard de la ferme
Au bout du chemin, près d’un vieux portail
Un drôle de placard trônait, triomphal.
Des tiroirs partout, bien rangés, bien garnis
Ouverts jour et nuit, même quand vient minuit !
On y trouvait des œufs, du lait et des tomates
Des pommes bien dodues et quelques belles échalotes.
Mais un soir, vers deux heures, arriva un gaillard
Qui voulait trois fromages… et repartit avec un canard !
Car dans le tiroir six, quelle drôle de surprise
Un canard s’était glissé, profitant de la remise !
Il coinçait le tiroir, faisait " coin-coin " très fort
Et refusait surtout de regagner son enclos dehors.
Le client, fort surpris, appela le producteur
" Venez vite ! Votre placard a pris un air de fermier farceur ! "
Le producteur accourut, encore en pyjama
Et trouva son canard installé comme un pacha.
Depuis ce jour, paraît-il, dans ce charmant hameau
On vérifie les tiroirs avant d’acheter les poireaux.
Car même automatisée, la ferme a ses histoires
Et parfois, le produit local… préfère rester dans le tiroir !
Mais malgré tous ces casiers, bien pratiques, il est vrai
Rien ne vaut un bon " bonjour ", un sourire et un vrai échange.
Car derrière une botte de radis, un fromage ou un panier
Il y a toujours un producteur qui mérite d’être remercié.
Et si le placard peut rendre service aux pressés
Il ne remplacera jamais celui qui a semé
Celui qui connaît ses bêtes, ses champs et ses saisons
Et qui vous dit fièrement : "Ça, monsieur, c’est Ma production ! "
Perso
Je continue à aller à la ferme rencontrer ces hommes et ces femmes d'une grande valeur !..
"Le distributeur d'espoir" de Corinne du blog "The flying bookmark" :
Un soir, alors que je rentrais du boulot, j'ai aperçu au loin, au milieu de nulle part, un drôle de distributeur. Il était éclairé d'une douce lumière qui m'a attirée.
Il était rutilant, paré de nombreuses lumières de toutes les couleurs. Quand je me suis approchée, j'ai ressenti un bien-être immense : fini les courbatures du boulot et les pensées qui foisonnent, j'étais bien.
J'ai alors regardé ce que proposait ce distributeur. Je me suis avancée vers les petits casiers, mais à l'intérieur, il n'y avait rien. Quelle ne fut pas ma surprise ! Je me suis donc résolue à regarder les consignes d'utilisation.
Déjà, l'ouverture des portes était gratuite, chose incroyable de nos jours et qui pousse à la méfiance. Pour que la porte s'ouvre, il fallait simplement y apposer la main et lâcher prise. Sur l'affiche, été noté aussi le descriptif de ce que l'on pouvait trouver à l'intérieur des casiers : bienveillance, amour, fraternité, tendresse, espoir, empathie ... un dernier casier promettait un voyage dans un monde où tout serait à sa place, une nature luxuriante, des animaux partout, des oiseaux de toutes les couleurs, pas de guerre, pas de pauvreté, pas d'éco anxiété ... J'ai tenté l'expérience de ce dernier. Le voyage fut de courte durée, mais tellement bénéfique que j'ai ouvert toutes les autres portes afin d'emmagasiner le plus possible d'effets positifs durables.
Puis j'ai refermé doucement les portes, une à une afin qu'une autre personne puisse bénéficier de cette offre inattendue. Le distributeur brillait toujours au bord de la route, fidèle et silencieux.
En m'éloignant pour retourner à ma voiture, mes pas ne pesaient plus rien. Les courbatures de la journée avaient disparu, remplacées par une énergie paisible et durable. J'ai jeté un dernier coup d'œil par-dessus mon épaule : la douce lumière restait allumée dans la nuit, prête à accueillir la prochaine personne qui aurait besoin de déposer son fardeau et retrouver un peu d'espoir.
"Distribut'heures" de Laura du blog "Laura Vanel-Coytte" :
Après la rigueur alimentaire et l'obsession parentale pour un surpoids qui n'existait pas, ce fut l'heure pour Cannelle en prépa économique intensive de se donner l'énergie avec le distributeur de chocolaterie.
A l'heure des relations sexuelles, Cannelle évita le pire alors qu'elle n'alla jamais au distributeur de préservatifs
Avec Daniel (qui aimait à la raconter), à l'heure du dîner, quand un serveur lui demandait: fromage ou dessert, elle répondait :"Les deux."
Comme du temps de sa prépa, Cannelle est une cliente fidèle des distributeurs de café le matin avant de prendre son train ou pendant une formation intensive.
Mais les distributeurs que Cannelle et moi, préférons, ce sont les distributeurs de livres qui alimentent son commerce préféré (avec le marché de producteurs), la librairie.
La machine pour rendre les livres à la bibliothèque est l'inverse d'un distributeur mais c'est la promesse de prendre de nouveaux livres.
Pour ma part, j'aimerais qu'il existe un distribut'heures de vie supplémentaire pour la préparation de mon concours, l'écriture, le sport, la lecture etc. car loin de l'idée d'occupation d temps que certains expriment encore, moi, je trouve que le temps passe trop vite surtout quand on l'a donné à des personnes qui n'en ont jamais assez.
"La place des mains" de Marie-Sylvie du blog "L'écho de la plume" :
"Un drôle de distributeur" de Livia du blog "Livia Augustae" :
En me baladant un jour dans la forêt près de chez moi, au détour d’une allée, je vis planté sur le bord... un distributeur automatique qui rutilait sous les quelques rayons de soleil qui filtraient au travers du feuillage des arbres et... à ses pieds, il y avait une plantation de billets ???
Je m’arrêtais net, que pouvait donc faire un tel appareil ici, au bord d’une allée au milieu de la forêt ainsi que ces billets plantés dans la terre à ses pieds !
Je m’approchais avec circonspection et touchais les billets, ils avaient l’air vrais, je tendis la main et touchais aussi l’appareil, quelle ne fut pas ma stupéfaction quand ce dernier se trémoussa et me dit en rigolant : « tu me chatouilles ! »
Saisie, je m’éloignais promptement de ce truc.
« N’aie pas peur, me dit l’appareil rigolard de sa voix métallique, approche, je vais te dire un secret ».
Je ne pouvais bouger, j’étais sidérée et comme enracinée dans le sol, tandis que l’autre riait de plus belle !
Alors des lianes sortirent des taillis environnants et en rampant s’approchèrent et s’entortillèrent autour de moi en me tirant vers le « distributeur », je voulais fuir et me débattais, mais plus je me débattais, plus les branches me serraient, bientôt je me mis à suffoquer, alors dans un dernier élan, je me ruais en arrière et... je tombais durement sur la moquette.
Réveillée en sursaut, je me rendis compte que ce n’était qu’un cauchemar et que que j’étais entortillées dans mes draps qui me serraient de partout.
Ouf ! Je me dégageais du drap, je n’avais plus rien à craindre de ce distributeur, resté dans la forêt de mon cauchemar.
J’allais dans la cuisine me préparer mon petit déjeuner, j’attrapais une tasse quand… une voix métallique retentit : « alors bien dormi ? Que vais-je te servir ce matin ? »
Il était là, campé au milieu de ma cuisine, de surprise je laissais tomber la tasse que j’avais en main et... tandis que l’engin hurlait d’un rire démoniaque, je tombais dans les pommes !
Quand j’ouvris les yeux, il n’y avait rien de suspect dans ma cuisine, juste les débris de la tasse que j’avais lâchée.
Avais-je vraiment vu cet engin dans ma cuisine, ou étais-je encore sous le choc de mon cauchemar ?