Les participations au Café Thé n° 183 - Parfum d'enfance...
Pour ce 183ème Café Thé, je vous ai proposé de broder autour d'un parfum ou d'une odeur qui a marqué votre enfance : le parfum d'une fleur ou d'une personne, l'odeur d'un plat, d'un lieu ou autre.
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Logo créé par Renée du blog "Envie de"
Les consignes étaient : Ecrivez, fabulez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...
Si vous êtes blogueur, ne publiez pas votre texte avant la parution des participations (le 2 août 2025).
Vous êtes 7 à avoir participé (Jill Bill, Josette, Bertille, Marie-Sylvie, Vagamonde, Colette et Livia)
et je vous en remercie.
Bravo à tous et toutes !
Voici les 7 participations.
"Joseph" de Jill Bill du blog : "Melting-pot" :
La fête des pères
Ça ne date pas d’hier
Papa se laissait embrasser
Le matin après s’être rasé
Peau fraîche d’un parfum mêlé
De savon à barbe et de lavande
Pour que ses filles très gourmandes
Savourent ce moment voluptueusement
Dans ses grands bras très chaleureusement
"Le savon de Marseille" de Bertille du blog "Chez Bertille" :
Oh l’odeur de mon enfance c’est toute une histoire familiale, c’est l’odeur du savon de Marseille
Et oui bizarre me direz vous ?
Il y en a beaucoup d’autres mais celle-ci reste gravée dans ma mémoire et j'ai besoin de ressentir cette odeur.
Lorsque nous allions en vacances chez ma grand-mère nous avions ma sœur et moi le droit de ‘’patouiller’’ Elle nous installait sur le gazon une grande bassine en zinc remplie d’eau et nous donnait à chacune un morceau de savon de Marseille ….Nous avions le droit de baigner nos poupée de laver leurs vêtements, peu importe si ça déborde nous faisions de la mousse de savon, en veux tu en voilà !!! Pas d'interdit
Nous nous en mettions sur le visage pour nous faire des barbes. Elle nous piquait les yeux cette mousse, mais nous ne disions rien. Contrairement au moment du shampoing que nous faisait Gd mère (ah les coquines) Et ce jeu de savon finissait toujours à nous retrouver toutes les deux dans la bassine en zinc à barboter comme des canards …..
Quel souvenir merveilleux de voir notre grand-mère et arrière grand-mère nous regarder avec amour avec un sourire qui illuminait leur visage.
Aujourd’hui encore je revois leurs visages si doux .......
Cette odeur du savon de Marseille est restée dans ma mémoire avec l’image de nos gds mères et j’utilise très souvent ce savon mais le véritable pas la savonnette parfumée.
Voilà toute l’histoire d’une petite fille qui adore le savon de Marseille et cette petite fille qui avait 4 ans à aujourd’hui 78 ans, et revoit ces scènes et l'odeur de ce savon est dans ses narines, comme si c’était hier.
"Parfum de crinières" de Marie-Sylvie du blog :"L'écho de la plume" :
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Lorsque l'enfance est évoquée, je ne résiste pas, surtout lorsqu'il s'agit de se remémorer les doux parfums de cette période-là.
Je passais beaucoup de temps avec ma grand-mère, Mémé Génie qui entretenait son petit jardin.
Lorsque j'ai eu ma propre maison, c'est donc, tout naturellement, sans réfléchir, que j'y ai planté ou semé : Muguet, Lilas, Seringat, Roses et Violettes.
Finalement, que des parfums de mon enfance...
J'en prends conscience seulement aujourd'hui !
Quant aux odeurs, je ne peux oublier celle du sauté de veau, toujours chez Mémé Génie. Idem pour le goût.
Hélas, à cette époque-là, pas de téléphone ni d'Internet chez mes parents, la recette n'a donc pas été mémorisée...
Pour terminer, en plus de ce sauté de veau, ce sont le farci charentais et les tomates farcies de ma maman qui me restent en mémoire (Goût et Odeur) mais sans jamais les égaler à ce jour.
Les parfums nous font voyager et nous aident à remonter le temps afin de retrouver les souvenirs des bonheurs simples mais radieux d'autrefois.
Les parfums ne manquent pas dans mon enfance, je me souviens de tous et dès que je les hume aujourd'hui, je suis emportée sur les chemins ensoleillés de mon enfance...
Il y a une grillerie dans mon quartier, chaque fois que je hume l'odeur du café qui grill, mon esprit vagabonde et remonte le temps...
Je me souviens alors de l'arôme du café que ma grand mère grillait il était si intense, que longtemps après il flottait autour de nous, il embaumait aussi nos matins autour de la table du petit déjeuner, accompagné souvent par celui des jus de corossol. Il y avait aussi le parfum du fruit de la passion et celui de la goyave, quand maman faisait des confitures ou des gâteaux, l'alizée emportait ces parfums chauds et sucrés au-delà de la cuisine et l'on se régalait de ces douceurs par l'odorat, bien avant la dégustation.
Il y avait un carambolier tout près de la maison et le parfum des fruits tombés de l'arbre qui cuisaient lentement sous le soleil de midi, montait chaud et puissant jusqu'à nous quand nous nous trouvions sur la galerie (véranda aux Antilles )
Le parfum du citron vert nous accompagnait tout les jours, car il servait non seulement en cuisine, mais aussi à la préparation des punchs pour les adultes et des citronnades pour les enfants.
Si je chéris autant ces parfums, c'est qu'il y a en filigrane, flottants dans leurs volutes, les visages des personnes que j'ai aimés.