Les participations au Café Thé n° 184 - L'aigrette garzette...
Pour ce 184ème Café Thé,
je vous ai proposé de broder autour de cette photo (que je vous ai déjà montrée il y a quelques jours dans
"Aigrette garzette - juillet 2025", prise dans la Réserve des Près Salés d'Arès-Lège Cap-Ferret.
Vous pouviez imaginer les pensées de cette aigrette ou nous raconter son prochain vol, au-dessus du Bassin d'Arcachon ou ailleurs, ou nous dire ce qu'elle vous inspire...
Laissez parler votre imagination...
Les consignes étaient : Ecrivez, fabulez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...
Si vous êtes blogueur, ne publiez pas votre texte avant la parution des participations (le 2 septembre 2025).
Que vous soyez blogueur ou pas, envoyez moi votre participation
avant le 30 août 2025 à ecureuilbleu33@live.fr...
Vous êtes 7 à avoir participé (Jill Bill, Ghislaine, Colette, Marie-Sylvie, François, Rose et Livia)
et je vous en remercie.
Bravo à tous et toutes !
Voici les 7 participations.
"En mode Boléro" de Jill Bill du blog : "Melting-pot" :
Silencieuse et droite, fière dans cet l’instant.
Son plumage lisse est d'un blanc éclatant,
Elle dresse ses ailes dans une lente danse.
C’est l’heure de la parade, le soleil décline,
Et la saison des amours guide ses gestes précis.
Elle relève le cou, séduisante, courbe l’échine,
Offrant au vent ses plumes de pureté infinie.
Ses ailes s’ouvrent larges, en gestes calculés,
Pour capter le regard de l’autre, là-bas posté.
Elle pivote, s’incline, tremble à peine,
La posture dictée par l’instinct de reine.
Ses plumes effilées frémissent à la brise,
Leur éclat annonce sa vigueur, sa maîtrise.
Cette danse ancestrale, simple et silencieuse,
Dit sans un cri ; "Regarde, je suis précieuse"
Et si l'autre répond, s’approche doucement,
Commence alors l'union de l'accouplement
Et sous cette danse, majestueuse et naturelle,
Se cache la vie, belle, sauvage, qui se renouvelle.
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"Le retour de la grande aigrette" de François du blog "Poésies de François" :
Pour ses très belles plumes, l’aigrette,
A frôlé l'extinction,
Chassée pour être posées sur des couvres tête,
En objet de luxe, elle connut sa disparition.
Victime de la mode, la grande aigrette,
Fut tuée pour ses plumes nuptiales.
Cette absence ne fut pas discrète,
Et finit par faire un scandale.
Avec l'interdiction de la chasser,
L'oiseau connut une renaissance inattendue,
Dans les zones humides, on peut la voir passer,
Sans être par un héron, confondue.
C'est un magnifique oiseau emblématique,
Qui doit sa renaissance en protégeant l'écosystème,
Le retour de la grande aigrette est fantastique,
Et l'homme ne lui pose plus de problème.
"L'aigrette garzette" de Rose du blog "Golondrina63" :
Je vais voler, je vais voler
Sur le géant, sur ton géant
Le vent m’appelle, le vent m’appelle
Vol blanc, vol lent, vol rêvant .
Je vois le ciel, je vois le ciel
Il est si grand, il est si grand
Le puy s’étire, le puy s’étire
Dormant encore, toujours séduisant .
Je frôle l’air, je frôle l’air
Comme un soupir, comme un serment
Je prends mon temps, je prends mon temps
Avant le bond, avant l’élan.
Je vais m’offrir, je vais m’offrir
Un vol très haut, un vol charmant
Un puy d’ivoire, un tour d’espoir
Sur le volcan, sur ton volcan endormi.
Comme dans un rêve , l'aigrette rêve de venir se poser sur mon géant
Sur ma terrasse, je l'attends ...
"Sur l'étang" de Livia du blog "Livia augustae" :
Le ciel est bleu.
Il fait chaud, l’eau scintille.
C’est l’été !
Un grand silence enveloppe l’étang, le temps semble suspendu.
Je me tapie dans les roseaux qui bordent l’étang et fais silence aussi, pour admirer une belle aigrette, en robe blanche et bas noirs, qui marche dans l’eau à petits pas comptés, elle y plonge parfois le bec pour ramener des petits poissons dont elle est très friande…
Mais brusquement elle s’arrête l’œil aux aguets... Immobile elle semble écouter, qu’a-t-elle entendu ? a-t-elle senti ma présence ?
Dans un élégant mouvement de danseuse, elle ouvre ses ailes et s’envole dans un bruit de soie froissée.
Le silence maintenant pèse, épais et brûlant sur l’étang vide.
Déçue, je quitte mon abri dans les roseaux et reprends ma balade autour de l’étang.