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Le jeu
"Délires pour rire" avait pour but de nous réchauffer en cette période peu ensoleillée de pluie, neige et bourrasques. Vous pouviez raconter une blague, un rêve, un
conte, une anecdote, une poésie, ce que vous vouliez...
Ce jour-là, je suis allé à Béziers, ma ville natale, et sur les allées Paul Riquet (les Champs Elysées
biterrois).
Sous les platanes de la promenade, je me suis assis sur la terrasse d'un bar, à l'ombre pour siroter mon cocktail de fruits agrumes au "Grillon". A 14 heures les terrasses étaient
remplies.
Je regardais les filles, lorsqu'un homme vient vers moi et me dit :
-Vous êtes seul, il y a 1 chaise à de vôtre table, puis-je m'asseoir à vos cotés ? si la place est libre.
Méfiant je dis quand même oui.
Le bonhomme n'avait pas l'accent du Sud, alors soyons
accueillant avec les touristes. On a "sympathisé" et je parlais de mon sud à moi et lui de son Nord (Feyzin, dans la région lyonnaise).
Quand il a eu fini sa bière, il a voulu remettre une "tournée", après que j'ai eu payé.
Le "nordiste" très sympa m'a dit :
- Je suis un peu confus, j'ai pas de liquide et les commerçants refusent la carte bancaire, en dessous de 13 euros, je vais aller retirer du liquide au distributeur avec ma carte mastercard,
(qu’il me montre) et pour vous témoigner ma bonne foi, je vous laisse ma sacoche (vous voyez les sacoches en cuir ou autres que les hommes portent en bandoulière) car vous êtes
quelqu'un de bien, etc, etc.......
J'étais donc assis à l'ombre des platanes
Une 1/2 heure passe, je commence à m'inquiéter, car autour de la promenade, y' a pas que la statue de Paul Riquet, il y a aussi toutes les banques. Donc cela commençait à faire long pour
aller à un distributeur.
Au bout d'une heure, fallait bien que je rentre à Valros et au passage voir mon Papa qui devait se faire se faire opérer du genou. Je règle donc l'addition et prends la sacoche. Je vais vers ma
voiture garée du coté du Champ de Mars et avant de laisser la sacoche au commissariat au passage.............J'ouvre la sacoche, histoire de voir s'il y a un nom, une adresse, un n° de tel,
etc....dedans.
Et là SURPRISE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
VOUS SAVEZ CE QU'IL Y
AVAIT DANS LA SACOCHE ??????????
TOUTES LES CONNERIES QUE JE VIENS DE VOUS RACONTER!!!!
Vous lui donneriez bien l'accolade
Ou peut-être sous sa fenêtre une aubade
Mais alors pas de bousculade
Et elle appuyée sur la balustrade
Vous haranguera à la cantonade
Sous son balcon, entre-vous pas de bastonnade
Vous êtes tous des camarades
Si elle vous dit de venir, pas de cavalcade
Même si votre cœur bas la chamade
Au pas cadencé telle une brigade
Même si vous vouliez mettre les autres, en capilotade
Vous la regarderez avec sa belle robe en cotonnade
Mais attention pas de couillonnade
Ce n'est pas une croisade
Si elle crie, pas de débandade
Ne la regardez pas avec vos yeux de daurade
Avec elle pas d'empoignade
Juste des embrassades
Cela sera pour vous une escapade
Vous l'avez embrassé, alors pas de fanfaronnade.
Ne vous rendez pas malade
Ni le cœur en marmelade
Car tout cela est une mascarade
Et surtout pas de jérémiade
Même si vous avez vu ses œillades
Ceci n'est qu'une belle parade
De la belle pintade
A déguster avec modération
peintrefiguratif (poème et dessins)
8) La Licorne du blog "Fabulo" (photo et poème) : "Mépris(e)"
Sur un chemin de campagne en automne,
non loin d'un magnifique pommier,
une petite crotte s'ennuyait.
Un coup de vent, et voilà qu'atterrit près d'elle
une très jolie pomme.
Toute heureuse d'avoir enfin de la compagnie,
la petite crotte s'écrie:
- Bonjour, petite pomme !
Pas de réponse.
- Bonjour petite pomme ! répète la petite crotte.
Toujours pas de réponse.
- Oh! Tu n'entends pas ? Je t'ai dit bonjour !
La pomme se tourne.
- Pardon ? C'est à moi que tu parles ? Non mais tu m'as vue ?Et ...tu t'es vue ?
Moi belle, ronde, rouge et brillante à souhait, et toi... misérable petite crotte !
Et tu crois que je vais t'adresser la parole ? Mais tu rêves !
La petite crotte est très triste, elle ne répond rien.
Elle se tourne de l'autre côté pour que la pomme n'aperçoive pas ses larmes.
Vient alors à passer sur ce chemin un enfant...
Il sautille et chantonne: "Lalalalala... !".
Il voit la crotte, il la contourne.
Il voit la pomme, il se baisse, il la ramasse et... il la mange.
Alors la petite crotte lance à la pomme:
- A tout à l'heure !
9) Fanfan, du blog "Une retraitée Corse heureuse" : "La tarte aux
poires"
Dans le genre: "des paysans à PARIS," nous étions le
parfait prototype ,mon mari et moi; lui qui pourtant avait hébité longtemps une grande ville (Toulouse), avait perdu l'habitude , entre la brousse et le village, des grandes cités!!
Chaque fois que nous allions dans la capitale, il nous arrivait des bricoles!!
Un jour, l'âme aventureuse, nous décidons d'aller, de Courbevoie à Arcueil par le métro,et le RER, rendre une visite à ma soeur , qui , à l'époque, habitait là.
Nous avions acheté une superbe tarte aux poires que je tenais délicatement , à bout de bras .
Nous avions appris par coeur l'itinéraire, nous avions dans la tête,tous les conseils et recommandations de la famille.Nous étions prêts pour la grande aventure!
Nous voilà partis; arrivés à destination , zut: le RER ne s'arrête pas !! On aperçoit, sur le quai notre nièce venue nous récupérer (par précaution!)
Sans nous affoler, nous refaisons le trajet en sens inverse: le RER ne s'arrête toujours pas !
Retour, une nouvelle fois: pas d'arrêt!!
Notre nièce commence à donner des signes d'affolement : elle appelle à la maison: on lui confirme que nous sommes bien partis à l'heure ..
Nous aussi d'ailleurs ,on commence à s'inquiéter : on se voit passer la journée en allers-retours jusqu'à la nuit peut-être !
Dès que le RER s'arrête , on décide de sortir, mais nous avons trop attendu: la porte se referme sur la jolie tarte aux poires , qui, à présent ressemble à tout ,sauf à une tare aux poires!
Mon mari est prêt à employer les grands moyens:
-" Je tire le signal d'alarme , s'il ne s'arrête pas , cette fois-ci!! "
Mais coup de chance, cette fois-ci, il s'arrête: nous descendons dignement, avec la boîte à tarte qui pendouille lamentablement , laissant échapper un sirop .. désespéré ...
Ma nièce pousse un soupir de soulagement , et regarde avec suspicion ce que je porte:
-" Tu as amené tes poubelles ? "
"-heu! Non! à l 'origine, c'était une tarte aux poires!"
Je ne vous raconte pas le fou-rire de notre nièce.
Finalement, après avoir rassuré la famille qui nous croyait perdus corps et biens , on nous a expliqué qu'il fallait regarder si le petit bouton rouge était allumé sur le panneau , en face du nom de la station où nous allions, pour indiquer si le RER , allait s'y arrêter !
Ils ne pouvaient
pas nous le dire avant, non?
10) Chou du blog "Prise de Chou ": "Les wawas"
Antony, je t’aime.
Antony, joyau du 9.2, ta station RER B, tes bus municipaux aux horaires aléatoires, ta zone industrielle plantée au milieu de nulle part, et dans ce grand no man’s land, le studio
Bananère.
C’est là qu’une ou deux fois par mois, je signale avec bienveillance que pour joindre Madame Chombier à la compta fournisseur, il est de bon ton de taper sur la touche
1 ; alors que la touche 2 est recommandée pour avoir le privilège de jacter avec Monsieur Chignard de la maintenance. Pour ceux qui n’ont pas compris du premier coup, la touche étoile
permet de réentendre la même chose en couleur. C’est
pratique.
Quand je dis studio, c’est beaucoup dire. Un bureau sans la moindre insonorisation, où l’on cause entre deux décollages de zinc (Orly est tout près), et où je suis assise directo à côté du technicien. Interdiction absolue pour le brave homme de se gratter le blair, de se racler la glotte, voire plus inconvenant, pendant les prises.
C’est un nonchalant sympa, qui est ingénieur du son comme je suis danseuse orientale. Son truc, en fait, c’est la varappe et surtout la plongée. Il fait des photos sous-marines très jolies avec des poissons de toutes les couleurs et des algues de toutes les formes. Un spécialiste du monde du silence, en quelque sorte. Ca frise son petit paradoxe, non ?
Je l’appelle le Gland Bleu.
Je me souviendrai longtemps de notre première séance.
C’était en plein milieu du mois d’août. La totalité du personnel avait déserté les locaux, seul Gland Bleu était de
garde.
J’avais mis deux heures pleines pour arriver à destination, le bus municipal étant une denrée extrêmement rare en été. Pour parler cru, j’avais une épouvantable envie de pipi. Dès mon arrivée, je balance donc mon manteau et mon sac à main dans le « studio » et j’informe GB que je serai de retour dans 2 minutes chrono, qu’il peut faire chauffer la bécane, j’arrive. Il acquiesce mollement.
Je fonce au fond du couloir, ouvre les wawas à toute volée, referme la porte en tirant sur le loquet du verrou et soulage ma vessie avec un sourire de ravie de la crèche. C’est alors qu’assise sur la lunette, j’entrevois un truc qui cloche méchamment. Ca prend un certain temps à s’imprimer dans mes neurones, mais mes idées semblent s’éclaircir au fur et à mesure de la réussite de ma miction impossible.
Merdalor ! Y’a pas de poignée sur la porte ! Dans ma précipitation, j’ai occulté le problème et je viens de m’enfermer comme une conne !
Je dévérouille, secoue un peu la porte. Que dalle. Je tape à grands coups en beuglant, il va bien venir quelqu’un. Je me rappelle alors avec horreur que je suis seule dans le bâtiment avec Gland Bleu qui écoute benoîtement de la musique au casque en m’attendant.
Allez, je lui passe un coup de portable… Ben non, j’ai pas mon sac, j’ai rien du tout.
Je sens une mauvaise suée perler dans mon dos. Il n’est pas total gogolito, GB, mais avant qu’il ne se rende compte qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, il peut se passer des heures. Et il n’est pas du genre à entrer dans les cagoinces pour dames pour voir si tout va bien. Faut que je me débrouille toute seule.
Qu’est-ce que j’ai sur moi qui pourrait faire levier et m’aider à pousser le pêne de la porte, que je reluque avidement par l’interstice ? Ballerines, non. Robe d’été en coton, sans intérêt. Culotte, pèse-mou sans baleines, pfff. Pas de bijoux. Ah, ma montre !
Mc Gyver n’est pas mon cousin, et c’est couillon, ça m’aiderait sans doute dans ce grand moment de solitude. Pendant ¾ d’heure je bataille, tentant de faire pression sur le pêne (pas Marine) avec la boucle de ma montre, secouant la lourde et hurlant dans les moments de découragement. Je m’inflige un hématome meumeu sur l’épaule en essayant de défoncer la porte. Je suis presqu’en larmes quand enfin, le coup de la montre se révèle payant. Je bondis hors de l'habitacle, excitée, épuisée, comme une échappée du goulag. Je me passe de l’eau fraîche sur le visage, il y a une démente dans le miroir du lavabo.
Rouge, l’œil torve et la bave aux lèvres je réintègre la casemate de Gland Bleu, qui m’accueille avec un primesautier :
« Ben dis donc, t’en as mis un temps à essorer la frisée ! »
11) Lena, du blog "Pour Anna" : "Je n’y crois
pas !!!"
J'ai un Yannou particulièrement feru d'ordinateur et
de sport...
J'ai réussi à le décoller de ses jeux favoris...
Je lui ai dit : "tiens, si tu veux plaire aux filles....apprend une recette d'enfer et super simple"
........et bien au bout d'une demi-heure il s'est exécuté...
et nous voilà partis dans la préparation d'un crumble aux pommes!!!
comme il a un petit humour sympa, il me dit: « mais c’est tout simple !"ah, je comprends mieux maintenant pourquoi ce sont les femmes qui font la cuisine...si ce n'est pas plus
compliqué que ça!!!"
12) Martine27, du blog "Mon carnet à
malices" : HISTORIETTE
FAMILIALE
Ceci fait partie des histoires familiales que l'on transmet de bouche
de druide à oreille de druide. Campons les personnages : mon père et mon oncle à l'époque deux garnements d'une dizaine d'années, leur mère Blanche, leur père Charles, leur oncle dit Oncle
Bébé, je n'ai jamais su quel était son véritable prénom et leur grand-mère (et mère de Charles et Bébé) Antoinette.
Faits importants à noter : l'oncle Bébé petit gabarit, grand-mère Antoinette 1 mètre 50, 100 kilos.
Le lieu : La cuisine familiale.
Les faits : Après le repas familial, le poste TSF, un monstre comme on les faisait à l'époque (nous sommes à la fin des années 30) est allumé pour on ne sait quelle émission.
Grand-mère Antoinette s'installe confortablement sur sa chaise, hélas, la chaise ayant déjà beaucoup donné de sa personne a une faiblesse et dans un craquement sinistre en perd ses jambes.
L'oncle Bébé n'écoutant que son courage se précipite au secours de sa mère en grand péril de se retrouver les fesses par terre, malheureusement, ses 60 kilos ne font pas le poids face aux 100 de sa génitrice et le voilà qui entraîné par l'action combinée de la gravité et du mouvement descendant maternel, s'envole par-dessus tout le monde pour finir la tête encastrée dans la TSF.
Bien sûr, mon père et mon oncle s'étouffent de rire, leur grand-mère assise par terre leur braille "Venez ici galopins que je vous donne la fessée".
Inutile de dire que le temps de décoincer la tête de l'oncle Bébé et de remettre sur pied Grand-mère Antoinette, les deux loustics avaient procédé à un repli stratégique et s'étaient mis à l'abri en attendant que l'orage passe.
Et je me retrouve avec cette délicieuse histoire (plus de peur que de mal je vous rassure) près de 70 ans plus tard.
Ah, petit détail j'ai connu la fameuse TSF. A l'époque le recyclage existait déjà et la partie encore
valide, c'est à dire le haut-parleur avait été reconverti en armoire à pharmacie, armoire que je ne pouvais pas m'empêcher de regarder en souriant, 40 ans après les faits, car bien sûr son
histoire était répétée tous les ans lors des vacances !
13) Colette : "Les recettes"
Voici une petite histoire authentique qui m'est arrivée.
J'étais jeune mariée,c'est à dire,il y a un certain temps. Je voulais améliorer mes menus par des recettes de cuisine simple.J'avais entendu parler d'un livre de recettes tres accessibles
dont l'auteur était : Françoise Bernard. Beaucoup doivent connaitre...................
Je vais chez une libraire ,place Sicard à Bordeaux,et lui demande le livre en question.
Elle me laisse seule dans le magasin et revient au bout d'un long moment et me déclare " Je suis désolée, madame,mais je n'ai pas les recettes de Marie Besnard."
J'en ai eu le souffle coupé,je lui dis" pas Marie Besnard mais Françoise Bernard" ".
-"Ni l'une, ni l'autre" me répond elle. J'étais abasourdie,elle devait arriver d'une autre planète.
J'ai tourné les talons avec une formidable envie de rire.
14) Brigitte Hugo, du blog "Hugo
déco" : Le Prix du cerveau !
Dans un hôpital se trouve
un patient gravement malade. Sa famille se réunit dans la salle d'attente et, enfin, un médecin arrive, fatigué et triste : 'Je suis désolé d'être porteur de mauvaises nouvelles',
dit-il en voyant l'expression d'inquiétude sur les visages : 'le seul espoir pour votre proche est une greffe de cerveau. C'est une chose expérimentale et risquée, et économiquement tout est
à votre charge.'
Les membres de la famille restent assis, en écoutant ces bien tristes nouvelles. Puis, l'un d'eux demande : 'combien coûte un cerveau ?'
'Ça dépend', répond le médecin : ' 5000 euros un cerveau d'homme ; 200 celui d'une femme'.
Un long moment de silence envahit la salle, et les hommes présents essaient de ne pas rire et évitent le regard des femmes, même si certains d'entre eux ébauchent un sourire.
Finalement, un homme poussé par la curiosité demande : " Docteur, pourquoi cette différence de prix ? "
Le médecin, souriant devant une question pour lui si innocente répond : 'les cerveaux féminins coûtent moins chers car ce sont les seuls à avoir servi, les autres sont comme neufs.'
Un grand coucou à tous les hommes qui auront ébauché ce fameux sourire à la moitié du récit et gros bisous aux femmes qui auront souri à la fin !!!
15) André, du blog "Echalot-lover" : "Voyages"
Dans le train douceur pour Dijon
Il y a une fille couleur moutarde
Niaise affublée d'un cou d'outarde
Et qui sourit à tous les cornichons
Dans l'avion pour la rose Toulouse
Un couple se caresse et se cajole
L'hôtesse affolée y met un bémol
Redoutant que la carlingue partouze
Dans le taxi fonçant pour ici et là
Le chauffeur matte dans le rétro
La femme retroussée sur son vélo
Qui nous fait voir le haut de ses bas
Dans le bus dominical pour Versailles
Déboule une turbulente bande de scouts
Avec un curé au bord de la déroute
Qui redoute que les mignons déraillent
Dans l'ascenseur taggé de mon HLM
Tapine sereine une péripatéticienne
Une malienne, ancienne esthéticienne
Qui épile son maillot avec flegme
André Perchet
16) Maria-Dora du blog "Le blog
de Jaouen" : "La Yougoslavie"
C'est un petit garçon qui rentre de l'école en
pleurant.
- Qu'as-tu ? Lui demande son papa.
- J'ai eu un zéro en géo…
- Pourquoi ?
- Je ne savais pas où est la Yougoslavie.
- Tu ne sais pas ?! Quel idiot, passe moi la carte de France.
Et le père cherche, cherche...
- Bon dieu, elle n'est pas assez précise, passe moi la carte de la région.
Et le père cherche, cherche...
- Elle est nulle cette carte, passe moi la carte du département.
Et le père cherche, cherche...
- Bon sang... ça ne peut pas être si loin la Yougoslavie, j'ai un copain yougoslave qui vient travailler tous les jours à vélo !!!
17) José du blog "Rigoblog" : "La
foire"
La foire de l’agriculture se terminait et
allait laisser la place à la grande fête de la ville.
18) Jean-Marie du blog "La traversée de la passion" : "Blessures d'amour
propre"
C'était un magnifique début de nuit du mois
d'août...
Ma soeur, douze ans et moi, près de seize, nous étions en vacances chez des parents dans un petit village des Cévennes gardoises au pied du mont Lozère
Délicieuse soirée pour une promenade familiale sur une petite route peu fréquentée...
d'autant plus délicieuse que ma cousine, âgée d'à peine un an de plus que moi, si mignonne que j'en étais naturellement tombé éperdument amoureux, avait décidé de nous accompagner.
Il faisait chaud.
Nous étions vêtus légèrement, pour moi un short et une chemisette que je ne boutonnais même pas.
Ma tante munie d'un lampe de poche nous précédait largement ce qui me permettait de me
rapprocher de ma chère cousine et d'essayer de
lui voler un chaste baiser...
Je fus pris d'un besoin urgent
Je laisse tout le monde continuer, je m'écarte un peu, je franchis le petit fossé et je me
préprare à satisfaire mon besoin naturel. Je
fais un pas en avant et... je plonge
Je plonge verticalement, tout droit... ça dure un dixième de seconde, même pas le temps de me poser une question,
Je ne peux m'accrocher nulle part... d'ailleurs mes mains sont occupées...
Mes pieds touchent terre et je ressens aussitôt mille brûlures.
Partout...
Sur tout le corps
Le visage, la poitrine, les bras, le ventre... les jambes...
Je saisis ce qui me semble être la tige d'une grosse plante et ma main aussitôt s'enflamme
Je comprends que je suis tombé dans un champ d'orties !
Des orties géantes !
J'appelle au secours...
Tout le monde arrive.
Je m'attends à des lamentations sur mon triste sort... ce sont des rires qui me répondent !
Et je souffre comme un damné...
Ces dames daignent enfin m'aider à sortir de ce lieu maudit.
Elles me tirent par les bras.
J'appuie mes pieds contre le talus et elles parviennent à m'arracher à l'abîme...
Il est vrai qu'à l'époque je ne pesais pas très lourd.
Les rires s'arrêtent quand le rayon de la lampe se pose sur mon visage : je suis couvert de
cloques...
Les brûlures et démangeaisons me reprennent.
Nous nous précipitons vers la maison.
Un bon bain, des pommades adoucissantes atténueront mes douleurs... mais pas la honte d'avoir offert à ma cousine bien aimée un spectacle affligeant, la perte de toute
dignité...
Pour les bonnes âmes qui se soucieraient de ma santé, je précise que les jeunes et
délicats attributs virils, que
j'avais si malencontreusement dénudés, n'ont subi aucun dégat irréversible au cours de cette urticante mésaventure...

19) Michèle du blog "Eléphant gris" : "Les
plis"
20) Lady Marianne du blog "Chienne de
vie" : "Divorce"
Le premier jour, elle a emballé ses effets personnels
dans des boîtes, des malles et des valises...
Le deuxième jour, les déménageurs sont venus pour les emporter...
Le troisième jour, elle s'est assise pour la dernière fois dans leur
salle à manger, et à la lueur des chandeliers, bercée par une douce musique de fond, elle s'est fait un festin de crevettes, de caviar et de champagne.
Lorsqu'elle a terminé son repas, elle
est allée dans chacune des pièces de la maison et a déposé, dans le creux des tringles à rideaux, quelques crevettes qu'elle n'avait pas mangées.
Elle a ensuite bien nettoyé la
cuisine, et quitté la maison.
Lorsque son mari et sa nouvelle petite amie sont revenus s'installer à la maison, ils ont filé le parfait amour durant les premiers
jours.
Puis,
lentement, la maison a commencé à sentir mauvais. Ils ont tout essayé : nettoyer,
Récurer, frotter, cirer, aérer... En vain.
Ils ont alors fait vérifier les conduits d'aération, afin de
s'assurer qu'il ne s'y trouvait pas de cadavres de rongeurs en putréfaction.
Tous les tapis, moquettes et tissus muraux ont été nettoyés à la vapeur, et des purificateurs d'air installés aux quatre coins de la
maison.
Comme
l'odeur persistait, le mari et sa petite amie sont partis quelques jours à l'hôtel, le temps qu'une entreprise d'extermination vaporise des produits anti-bestioles dans toute la
maison.
Lorsqu'ils sont revenus l'odeur était toujours là.
Ils ont alors décidé de faire remplacer les tapis et moquettes, pour
une somme faramineuse.
Et l'odeur a persisté.
Leurs amis ont cessé de venir leur rendre visite, le facteur faisait un détour et oubliait de leur distribuer le
courrier, la femme de ménage a donné sa démission...
Finalement, incapables d'endurer la pestilence, ils ont décidé de déménager dès que la maison serait vendue.
Un mois plus tard, et bien qu'ils
aient réduit leur prix de vente de moitié, ils ne trouvaient toujours pas d'acheteur pour leur maison puante. Le mot était passé, et même les agents immobiliers ne répondaient plus à leurs
appels.
En
dernier recours, ils ont emprunté une importante somme d'argent pour pouvoir acheter une autre maison.
L'ex-épouse de l'homme lui a téléphoné, histoire de prendre de ses
nouvelles. Il lui a raconté la saga de la maison puante. Elle l'a écouté poliment, puis lui
a dit qu'elle s'ennuyait terriblement de cette maison, et qu'elle serait prête à accepter de réduire ses demandes dans leurs négociations de divorce si elle pouvait récupérer la maison...
Sachant que son ex-épouse ne pouvait s'imaginer à quel point les
odeurs de la maison étaient pestilentielles et insupportables, le mari voulut bien lui
céder la maison pour le dixième de sa valeur réelle, à la condition qu'elle signe les papiers le jour même. Elle
accepta et, dans l'heure, les avocats de l'ex-mari lui envoyèrent les papiers.
Une semaine plus tard, l'homme et sa nouvelle petite amie
affichaient un sourire narquois en regardant les déménageurs emballer toutes leurs affaires et les déménager dans leur nouvelle maison. Tout, absolument tout.
Y compris les tringles à rideaux...
21) Hugues du blog " Photos de
tout" : Un canard
vorace
L'histoire se passe un soir d'été, dans un petit village de l'Aude chez un viticulteur retraité qui élevait autour de chez lui quelques canards. Ceux-ci avaient droit régulièrement à des restes de table et autres "amuse-bec". Ils étaient toujours à l'affût et très prompts à se jeter sur tout ce qu'on leur apportait.
Ce soir-là, notre homme n'avait rien de particulier à donner à ses palmipèdes qui le suivaient comme toujours de très près. Pris d'une envie pressante, il entreprit d'ouvrir sa braguette pour faire ce qu'il avait à faire.
C'est alors qu'un canard plus vorace que les autres, se précipita sur les attributs du malheureux pépé, croyant avoir affaire à qui sait quoi de comestible.
Il convient de préciser que si les palmipèdes n'ont pas de dents, les mandibules de leur bec sont bordées de lamelles coupantes qui leur servent à filtrer l'eau. Un canard qui vous pince la main, ça fait déjà très mal ; on imagine facilement la douleur que le pauvre homme a dû ressentir à l'endroit si sensible où il a été agressé.
Cette histoire est authentique et nous a été rapportée par la fille et le gendre du pépé en question, que nous connaissions bien. Elle a amusé tout le monde, sauf évidemment la « victime ».
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Son parcours : 1) Denis (Au bonheur de lire), 2) Zip de Zoup, 3) Iloan 1er exemplaire perdu en partant vers la Corse
4) Fanfan 5) Alex 6) Arlette du blog "Le cercle des lecteurs" 7) C aroline K du blog "La carterie de Caroline K" 8) "L'autre je"
9) Jean-Marie du blog "La traversée de la passion" 10) Mamychris 11) Sophie du blog "La petite maison dans la prairie" 12) Annette du blog "Créazinzin" , 13) Annick du blog "Annick de Guyane" 14) Mamazerty 15) Aude 16) Figaro
Les suivants : Agathe, Renée, Annie, Perfecta , Eliane, Marie, Tioufout , Khanel