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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 10:11

Pour ce 66ème Café Thé, je vous ai proposé un thème sur la rentrée scolaire : racontez-nous un souvenir d'école, à votre façon, en mots ou en images... Vous pouvez l'avoir vécu en tant qu'élève, parent ou enseignant...

 

Les consignes étaient : Ecrivez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez...

 

Vous êtes 9 à avoir participé.

Il s'agit maintenant de voter pour vos 3 participations préférées en utilisant le module de vote en bas à gauche, jusqu'au 31 octobre 2015.

 

Participation n° 1 :

 

A mon l'école, régnait une grande discipline. L'instituteur, Mr Coste était seul pour jusqu'à cinquante-deux élèves avec toutes les classes de primaire plus trois classes de fin d'études pour les élèves de douze à quatorze ans; Quatorze ans était l’âge minimum obligatoire. Ainsi, avec cinquante-deux élèves répartis en huit classes, Mr Coste avait un travail énorme et pour préparer et corriger le tout, il devait travailler beaucoup plus de quarante heures par semaine.
Il se faisait assister de sa femme pour surveiller les récréations, car très consciencieux, il profitait des récrés pour aider quelques élèves qui n'avaient pas bien compris ou surveiller ceux qui étaient punis. Car pour tenir tout ce petit monde, il était très sévère. Pleuvaient toutes sortes de punitions: -derrière le tableau -à genou derrière le tableau -les mains levées derrière le tableau... toutes sortes d'exercices suivant la faiblesse de l'élève, mais surtout des lignes: cinquante, cent, cinq cent et même mille lignes: oui, oui, je dis bien mille lignes. Il faut presque l'année pour finir une telle punition. C'était très rare mais il ne cédait pas et chaque semaine il fallait faire signer par les parents et par lui-même. Quelque fois, il annulait la fin mais pas avant d'avoir fait 70 ou 80% du travail. Pour ma part, ma plus grande punition a été: A toujours, je mettrais toujours un s. cinq cent fois. De toute ma vie, à toujours j'ai toujours mis un s. Il arrivait que les punitions soient injustes. Un jour il expliquait la chlorophylle et a demandé: « connaissez-vous des végétaux qui ne soient pas verts? » J'ai répondu: « oui! Chez moi il y a un arbre qui a les feuilles marron». Toute la classe c'est moquée de moi et j'ai reçu une grande punition car je ne connaissais pas le mot POURPRE, j'aurais dû dire: « il y a un noisetier pourpre. » 
 
 

Participation n° 2 :

Au temps du banc...
 
Mais de mes années d'école
Je n'ai rien gardé 
Ce n'était que des paroles
Pour gâcher l'été...
 
L'aimer ou pas
On y passe tous et toutes
Restent les souvenirs
De classe, le banc, le tablier
Les amies, les punitions
Les devoirs, les leçons
Le temps de la récré
Ah ne plus rien retenir
Temps aimé sans aucun doute
Et à la cantine là le repas...
 
La punition, les cent lignes
Je n'osais lui dire à mère
Affaire
Trop indigne...
Le soir, sur l'oreiller,
Ni vue ni connue, en pyjama,
Lieu certes saugrenu,
Eh, eh
J'écrivais ne dois plus faire ceci cela... !
 
Ouf, pas de signature parentale
Ils n'en ont rien su
Quand ça me tombait d'ssus
J'évitais ainsi aussi la baffe, pas mal !
 
 
Participation n° 3 :
 
La rentrée
s'est faite en douceur.
Bien sûr, il y eut des pleurs,
Des "maman, reviens",
Pleurés au creux des mains,
des larmes déboulées
sur des joues dépitées,
des genoux écorchés,
des doudous égarés...
Et en fin de journée,
dans une main crispée,
un papier chiffonné:
"Demain pour le goûter,
les 6 ans de Salomé"
 
 
Participation n° 4 :
 

Après que nous ayons récité comme chaque matin le traditionnel « Notre père », l'institutrice s'assied sort de son cartable un paquet de copies. Elle les dépose sur son bureau et dit d'une voix froide : Je vais vous rendre vos rédactions « Racontez votre dernier Noël ». Comme à chaque fois, elle lit les écrits qui ont obtenu les meilleures notes. Après avoir lu 2 rédactions, elle me regarde d'un air hautain et sévère, s'empare de ma copie et débute sa lecture :

« Le jour commence à poindre derrière les persiennes de métal rouillé, Je reste quelques minutes blottie bien au chaud sous la couverture écossaise, j'hésite quelques instants à quitter cette douce quiétude et affronter la fraîcheur matinale de la pièce mais je me souviens que c'est Noël aujourd'hui. Que vais-je avoir cette année ? Impatiente de découvrir mon cadeau. Cela fait plusieurs jours que je résiste à la grande envie de fouiller les placards du petit appartement. Je me lève et me dirige pieds nus sur le plancher froid vers la salle à manger. Au pied du sapin, je repère très vite mon paquet. Une boîte bien rigide recouverte d'un joli papier cadeau vert sur lequel des pères-noël sont imprimés. Je dénoue avec soin le ruban rouge, enlève le papier et découvre un coffre en bois clair vernis. Que peut-il contenir ? Je l'ouvre religieusement et découvre .... un microscope noir et de nombreuses lamelles de verre. Je n'ose pas y croire, me frotte les yeux. Serait-ce un rêve, On m'a offert le microscope dont je rêve depuis longtemps. Je me retourne, Papa se tient là derrière moi, me regarde comme à chaque fois avec tendresse et fierté. Je me précipite dans ses bras, l'embrasse. Je pose le coffret sur la table de la salle à manger et je sors le microscope. Que vais-je pouvoir observer. Papa va chercher une épingle, la nettoie avec de l'alcool et se pique le doigt, il dépose une goutte sur une lamelle de verre, l'étale et la recouvre d'une seconde lamelle. Il place le tout sous l'optique du microscope et me demande de regarder. Tout est flou, je règle la molette et soudain apparaissent de nombreuses cellules rondes grises et transparentes. C'est magique et merveilleux. Je prends conscience à ce moment là que nous sommes constitués de cellules et que chacune d'entre elle porte la vie.

Je me souviendrai de ce matin la toute ma vie comme mon meilleur souvenir de Noël »

 

Après avoir terminé la lecture, l'institutrice se lève de son bureau ma copie à la main emprunte l'allée centrale entre les pupitres et se dirige vers moi, elle jette la copie sur mon bureau en éructant :

 

- "Mademoiselle, bien que cette rédaction soit très bien écrite et qu'il n'y ait aucune faute, vous aurez zéro car vous n'avez pas eu un microscope, vous avez menti par vanité"

 

- "Je ne mens pas j'ai bien eu un microscope, je peux l'amener pour vous le prouver".

 

- "Taisez vous immédiatement, vous devriez avoir honte, avouez que vous avez menti comment voulez vous que vos parents qui sont pauvres et qui ne peuvent payer votre scolarité puissent avoir les moyens de vous payer un microscope ? "

 

Cette dernière phrase me transperce comme une blessure. Je ne sais quoi répondre à cette injuste humiliation publique. Toutes mes camarades me regardent, certaines avec un cruel air moqueur. Je ne pourrai même pas amener le microscope de peur qu'on réclame à mes parents de payer. Je préfère passer pour une menteuse. J'ai honte. Je retiens mes larmes mais je ne baisserai pas les yeux, Papa doit être fière de moi.

 

Participation n° 5 :

 

L’école du rêve
 
"Vous me copierez deux cents fois cette phrase" dit le maître...
Qui réveilla  brutalement Cannelle en plein cœur de son rêve.
« Ca t’apprendra à rêver pendant que je parle ! »
« Le rêve est pour la nuit, la journée pour l’école. »
Se mit-elle à copier avec sa nature obéissante.
Mais sa nature fantasque repartit dans un rêve,
Réveil de son univers de phrases et de mots,
Mots dits, maudits soient les contraintes
De ma vie d’écolière qui me détourne
De ma chaude bibliothèque
Avec ses livres de voyages
Et ses recueils de poèmes.

 

Participation n° 6 :

 

Dans le cartable du temps qui passe
 
Dans le cartable du temps qui passe
Retrouver la rentrée des classes
Mes deux premières meilleures amies
Le porte-plume et les copies
Les petits cahiers à carreaux
Et le début de tous mes mots
Peurs et angoisses par milliers
L’encre noire et les encriers
Ma blouse neuve et colorée
Les billes et les jeux effrénés
Naissance de ma timidité
La cour de récré ombragée
Et ma première maîtresse d’école
Que j’admirai comme une folle.
 
 
Participation n° 7 :
 

Souvenirs de maternelle
Mettre des cailloux dans mes semelles
Pour jouer à la demoiselle
A la récré de manière informelle
Maman en mettait de façon occasionnelle
D'où venait ce cérémoniel ?
C'était imprimé dans ma petite cervelle
Je devais ressembler à une petite sauterelle
Avec ma meilleure copine cette gestuelle
Longtemps après je m'en rappelle
Les talons hauts je ne suis plus une inconditionnelle
De par mes affections en talon plat je chancelle
Du haut de mes trois ans coquetterie je décèle
Doux souvenirs qui m'interpellent

 

Participation n° 8 :

 

Cinq cents lignes

 

Je sais son nom, Bonin, cette vieille s-----e

Qui giflait les enfants au cours élémentaire,
Hurlant comme une folle et semant la terreur
Dans l’âme des petits ; qui pissaient dans leurs lits,
 
La nuit, de peur du lendemain et de ses cris.
Moi qui étais si sage et si plein de candeur
Qu’avais-je fait, grand dieu, pour braver sa colère ?
Empoignant mes cheveux et, galope, galope,
 
Les calottes pleuvaient, cavales sur mes joues.
« Cinq cents lignes, cinq cents ! Pour demain, entends-tu ! »
La tête me sonnait comme dans un beffroi,
À deux pas de chez moi, j’en sanglotais encor.
 
Dans le cahier ligné, crispé sur mon effort,
Je commençais ma peine, comptant avec effroi
Les pages qu’il faudrait et tout ce temps perdu
Et ma main douloureuse, et mes paupières floues.
 
Quand mon père est rentré au cœur de ce désastre
J’étais près de cinquante, il dit « Ca suffira ! »
Et fronçant le sourcil « Je t’accompagnerai,
Demain, on verra ça ! » Mon souvenir s’arrête
 
Au ciel de cet édit. Leur mains dessus nos têtes
Ils furent notre abri et sont morts désormais,
Parents qui nous juchaient si haut dedans leur bras
Que nos regrets, parfois, recherchent tel un astre.

 

Participation n° 9 :

 

L'alerte incendie

Je devais avoir 6 ou 7 ans. Mon instituteur était aussi mon père. C'était une classe unique, dans un petit village de campagne, avec une trentaine d'élèves du cours préparatoire au certificat d'études.

Nous habitions juste au dessus des classes, mes parents, mon frère et ma soeur.

 

Un matin, le maître s'est levé brusquement et a dit : "Il y a le feu. Il faut évacuer les locaux. Rangez vous en rang par deux et sortez tranquillement de la classe. Nous allons nous protéger sous le préau".

J'ai obéi, et me suis rangée sagement, du moins dans la classe, mais dans l'entrée sur laquelle donnait l'escalier qui montait à notre appartement, j'ai voulu monter prévenir ma mère qui était là-haut.

"Ce n'est pas la peine, a dit le maître-mon père. Sors avec les autres !".

J'ai eu un moment de panique à l'idée qu'il ne voulait pas prévenir ma mère et qu'elle allait brûler.

Mon frère et ma soeur étaient en maternelle, dans la seconde classe unique et je ne m'inquiétais pas pour eux puisqu'ils évacuaient aussi les locaux.

"Maman, il y a le feu ! " ai-je crié.

Ma mère est apparue en souriant, en haut de l'escalier, et mon père lui a dit "C'est un exercice d'alerte incendie..."

 

 
Souvenirs d'école...
Votez pour vos 3 participations préférées,
en cochant d'abord les cases devant celles-ci avant de cliquer sur Voter
Participation n° 1
Participation n° 2
Participation n° 3
Participation n° 4
Participation n° 5
Participation n° 6
Participation n° 7
Participation n° 8
Participation n ° 9

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commentaires

Quichottine 06/10/2015 23:14

Difficile de choisir... bravo à tous.
Mais j'ai voté. ;)

cathycat 03/10/2015 16:12

J'ai voté mais toutes les participations sont super ! c'est amusant comme les punitions reviennent souvent dans les souvenirs d'école ! Alors qu'aujourd'hui on n'en entend quasiment plus parler...
Belle journée à toi. Bisous

écureuil bleu 06/10/2015 11:05

Bonjour Cathy. Oui beaucoup de lignes à faire dans les souvenirs... Bonne journée et bisous

Violette Dame mauve 03/10/2015 15:52

Je n'ai pas participé mais je viens de voter. Bon week-end. Bisous

écureuil bleu 06/10/2015 11:03

Merci Violette et bonne journée à toi

françoise 03/10/2015 14:07

a voté!!! le choix est difficile.....
bises
françoise

jill bill 03/10/2015 14:01

Bonjour Brigitte, ah y a du monde côté école ! C'est bien et merci encore à toi, bises de jill

Livia 03/10/2015 11:35

De jolies souvenirs, dommage que certain règle des vieux comptes en jurant! Bisous

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